Alors que les agriculteurs français luttent contre l'augmentation vertigineuse des prix des carburants agricoles, la FNSEA a exprimé des demandes fermes auprès du gouvernement. À l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a souligné la nécessité d’une réduction de 30 centimes par litre, contre seulement 4 centimes annoncés récemment.
Rousseau a insisté sur le fait que cette réponse est insuffisante pour faire face à une crise qui a vu les prix du gazole non routier (GNR) grimper de 50 à 60 centimes par litre. Le Premier ministre a cependant indiqué qu'il est prêt à envisager des mesures supplémentaires si la situation devait empirer, comme le rapportent nos confrères de Le Monde.
Le gouvernement a déjà annoncé une exonération de taxe sur le GNR pour avril, représentant un effort budgétaire de 14 millions d'euros, mais cela semble loin de répondre aux besoins urgents exprimés par le secteur agricole. Rousseau a déclaré : "Quand on combine les hausses des prix du carburant et ceux des engrais, on peut atteindre plus de 100 euros par hectare, dépassant ce que perçoit la plupart des agriculteurs pour leur production." Cela souligne l'urgence d'une réponse gouvernementale.
Des demandes croissantes pour des mesures immédiates
Les agriculteurs, en pleine période cruciale de préparation de leurs champs, ne peuvent supporter ces coûts supplémentaires. De plus, Rousseau a demandé la suspension du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières européennes pour les engrais, une mesure qui sera probablement abordée lors du Conseil des ministres européens de l'Agriculture. En effet, selon le Ministère de l'Agriculture, les prix des engrais ont augmenté de 15% en France, avec des hausses pouvant atteindre jusqu'à 30% à l'international.
Il est crucial que le gouvernement prenne conscience de l'impact désastreux que ces augmentations ont sur le secteur agricole, et des experts affirment que sans action rapide, la fracture économique pourrait se creuser davantage. Comme l'indiquent des sources du secteur, la fiscalité allégée sur le GNR représente déjà un soutien de 1,3 milliard d'euros par an. Cependant, beaucoup estiment qu'une approche plus proactive est nécessaire pour éviter une crise alimentaire plus large en France.







