L'agent immobilier et animateur de télévision, Stéphane Plaza, se retrouve à nouveau sous les projecteurs judiciaires. Du 26 juin au 1er juillet, il sera jugé en appel à Paris pour des accusations de violences conjugales formulées par deux de ses anciennes compagnes, comme l'a relayé Le Figaro. Ces allégations, qu'il réfute catégoriquement, ont conduit à une condamnation à un an de prison avec sursis lors de son premier procès en janvier 2025.
La première plaignante, Amandine, a décrit quatre incidents de violence physique et psychologique durant leur relation, étalée de 2018 à 2022. Le tribunal de première instance a soutenu que trois de ces incidents étaient corroborés par des témoignages et des examens médicaux. Cependant, lors de l’audience, Stéphane Plaza a vigoureusement nié ces accusations, arguant qu'il ne contrôle pas sa force en raison de sa dyspraxie, déclarant : « Je suis maladroit et je ne réalise pas quand elle a mal ».
La deuxième plaignante, Paola, a, pour sa part, évoqué des violences psychologiques répétées et des dénigrements. Bien que le tribunal ait reconnu le poids psychologique de ces faits, il a observé que la majorité des affirmations reposaient sur ses déclarations, sans preuves techniques. Cela a conduit à l'acquittement de Plaza pour ces actes.
À partir du 26 juin, la cour d’appel de Paris examinera soigneusement toutes les accusations portées par les plaignantes à la lumière de nouvelles preuves, comme l'ont expliqué ses avocats, Mes Julien Roelens et Antonin Gravelin-Rodriguez. Ces derniers ont également intenté une action en justice contre l'État pour dysfonctionnement grave du service public de la justice, affirmant que le dossier avait été faussé par le parquet de Paris.
Avant d'être au centre de cette affaire judiciaire, Stéphane Plaza avait lui-même porté plainte pour cyberharcèlement contre l'une de ses accusatrices. Mediapart a révélé qu'après la publication de l'article sur les violences, le parquet a ouvert des enquêtes indépendantes. Les investigations ont déjà conduit à l'identification de l'une des plaignantes comme instigatrice de cyberharcèlement, mais ces éléments n'ont pas été pris en compte dans le dossier de violences. L'avocat Me Gravelin-Rodriguez a dénoncé ce manquement, affirmant que le parquet ne devrait pas classer l'affaire sans lien entre le harcèlement et les accusations de violence.
Au coeur de cette affaire, Stéphane Plaza déclare : « J’ai l’impression d’avoir été enterré vivant pour des faits que je n’ai pas commis ». La suite des événements est à suivre de près alors que le procès en appel se profile à l'horizon.







