Aurélie a intégré une congrégation religieuse à l'âge de 20 ans, ignorant la vie troublée qui l'attendait. Pendant deux décennies, elle a été sous l'emprise d'une mère supérieure, Marie-Agnès, dont les méthodes manipulatrices et coercitives ont marqué son existence. Au micro de Faustine Bollaert, Aurélie a partagé son histoire sur RTL, soulignant l'atmosphère de peur qui régnait dans la communauté.
"Rien qu'en l'entendant, j'en ai des frissons", confie-t-elle à propos de Marie-Agnès. Aurélie, fragilisée après une année d'hypokhâgne dans un établissement parisien, s'est rapprochée de la congrégation sur les conseils d'une amie, cherchant une échappatoire à son état dépressif. Elle évoque son entrée dans la communauté des sœurs bénédictines du Sacré-Cœur, le 16 août 1995, en nourrissant une grande foi en Dieu.
"Elle gérait la congrégation comme une cheffe d'entreprise", explique Aurélie, qui aujourd'hui est maman d'une petite fille. La mère supérieure avait un charisme indéniable et un regard perçant qui mettait les jeunes femmes sous son joug. "Elle nous disait qu'il fallait que nous ne souhaitions plus voir nos familles", se rappelle Aurélie, qui témoigne des abus psychologiques infligés par Marie-Agnès. Ces directives l'ont poussée à s'éloigner de ses proches, perdant peu à peu son identité.
Nos familles pouvaient venir nous voir, mais en fait, ils venaient voir un pantin.
Aurélie, restée sous emprise pendant 20 ans dans une congrégation religieuse
La manipulation psychologique et l'isolement ont considérablement affecté son bien-être. "Je ne pensais plus par moi-même", avoue-t-elle. Les membres de la communauté étaient nourries de manière excessive pour renforcer l'emprise. "Nous étions gavées, certaines d'entre nous allaient vomir", ajoute-t-elle, dénonçant la violence insidieuse de ce système.
Le chemin vers sa libération a été difficile, mais Aurélie a finalement réussi à se libérer de cette emprise destructrice. Son témoignage constitue un appel à la vigilance face à de telles dérives au sein des institutions religieuses en France, souvent sous-évaluées par la société.







