Le 7 avril, l’association Foodwatch a publié une étude alarmante sur la composition de dix produits alimentaires souvent jugés sains. Des wraps Old El Paso aux carottes râpées de Carrefour, ces produits contiennent des additifs et conservateurs qui soulèvent des interrogations sur leur véritable impact sur la santé.
Selon Foodwatch, plus de 60 % des aliments disponibles en supermarché sont ultratransformés, ce qui pose un risque sérieux pour la santé des consommateurs. Malgré leurs étiquettes engageantes, de nombreux produits affichent une composition inquiétante, révélant des ingrédients que l’on ne retrouve pas dans une cuisine traditionnelle. L’association attire l’attention sur ce paradoxe et demande un changement.
Les exemples incluent des wraps de blé complet Old El Paso et des carottes râpées au jus de citron (Carrefour). Ces produits, bien que commercialisés comme favorisant une alimentation saine, contiennent des épaississants, agents de texture, et conservateurs. Audrey Morice, responsable des campagnes à Foodwatch, déclare : "Les recommandations de santé publique encouragent à réduire leur consommation. Les politiques doivent agir sans tarder."
Des ingrédients marqueurs de l’ultratransformation
Malgré leurs prétentions comme "sans conservateurs", "sans sucre ajouté", "riche en protéines", ces produits dissimulent des composants indésirables. L'analyse de Foodwatch repose sur des données de l'Open Food Facts, qui évalue l'ultratransformation via la classification NOVA.
Dans leur rapport, Foodwatch souligne les risques associés à la consommation d'additifs, incluant un augmentation de maladies chroniques comme le diabète et les maladies cardiovasculaires. Il devient donc essentiel d'instaurer un étiquetage clair pour permettre aux consommateurs d’identifier facilement ce qui est bon pour leur santé.
À noter que ces produits ultratransformés représentent entre 30 et 35 % des calories consommées en moyenne en France et la majorité reçoit des notes peu flatteuses au Nutri-Score. Foodwatch appelle donc à un "étiquetage clair", qui pourrait "figurer en face avant des emballages, basé sur des avancées scientifiques", afin de restaurer la transparence dans les rayons. Reste à voir si les industriels et les distributeurs prendront cette demande au sérieux.







