Cela fait maintenant six mois qu'une opération de démoustication a été menée dans le quartier du Grand Valat à Sausset-les-Pins, initiée par l'ARS suite à un cas de chikungunya autochtone. Pendant cette nuit, des agents de l'EID (Entente Interdépartementale pour la Démoustication) ont lancé une campagne proactive pour éradiquer le moustique tigre, et les résidents se souviennent encore des consignes strictes données.
Julie et Alex, jeunes parents, racontent : "On nous avait demandé de fermer les fenêtres et de surveiller notre jardin". Bien que dans un premier temps, l'intervention ait semblé efficace, des moustiques, bien que moins nuisibles, ont réapparu rapidement. Alex indique : "En février ou mars, on a vu une recrudescence des moustiques". Julie ajoute que "ce n'est pas surprenant, les moustiques font partie du paysage ici, dans le Sud".
Un retour des moustiques au goût amer
Cependant, pour Jean-Louis, habitant de Boumandariel, l'inquiétude persiste : "La colline et les marais autour nous exposent à un risque constant. La responsabilité incombe aussi à la commune et la région de prendre des mesures". Coïncidence, Christelle Buria, adjointe au maire et déléguée à l'environnement, partage son avis. Elle relève : "Bien que cette opération ait permis d'éviter d'autres cas de chikungunya, de telles interventions devraient rester exceptionnelles. Avec le réchauffement climatique, les épidémies risquent de se multiplier. Nous devons nous concentrer sur la prévention".
Une demande croissante pour les services de démoustication
La lutte contre les nuisibles connaît un essor en France, avec des interventions en forte hausse, atteignant une augmentation de 8 à 10 % par an selon des données publiées récemment. La situation n'est pas unique à Sausset-les-Pins. En effet, Stéphane Bras, porte-parole de Prosane, la fédération des entreprises du secteur des nuisibles, confirme cette tendance. "Auparavant, les interventions liées au moustique tigre étaient rares. Désormais, 80 départements sur 96 sont touchés".
À Sausset-les-Pins, les autorités locales incitent les résidents à prendre des mesures préventives, en évitant l'accumulation d'eau stagnante, un terrain propice à la reproduction des moustiques. En parallèle, des efforts sont en cours pour éliminer les points d'eau, notamment dans les cimetières. L'EID est prévue de revenir début mai pour évaluer l'évolution du moustique tigre dans le secteur.







