C'est se foutre de la gueule du monde ! Le vote sur l'indemnité de la maire de Châtellerault (Vienne) a provoqué un tollé. Dans la même ville, le conseil municipal a aussi décidé de l'augmentation des salaires des élus, ce qui a engendré des réactions fortes. Tandis qu'Anthony Brottier, le maire de Poitiers, a opté pour une revalorisation mesurée, l'indemnité de son homologue à Châtellerault a explosé.
En effet, cette dernière s'élève à 5 200 euros brut par mois. Ce choix ne passe pas inaperçu : "Avec la situation actuelle, c'est exorbitant !", déclare Véronique, une habitante mécontente. Marie-Claude partage son indignation : "Ça me déçoit et ça me fait honte. Est-ce que cela vaut vraiment ce salaire ?" Ces récriminations traduisent l'atmosphère tendue lors du dernier conseil municipal, où l'opposition a également exprimé son mécontentement.
Une défense justifiée de l'indemnité
Anne-Florence Bourat, la maire, justifie son salaire par la charge de travail. Elle prétend consacrer près de 70 heures par semaine à sa fonction et être d'astreinte jour et nuit. "Mon prédécesseur prenait 40% car il cumulait avec la présidence de l'agglomération, ce qui n'est pas mon cas. Je suis en disponibilité pour remplir ce mandat." De plus, elle bénéficiera d'une indemnité complémentaire en tant que vice-présidente communautaire et vice-présidente du département, évaluée à environ 1 500 euros.
Ces indemnités sont encadrées par la loi, comme le précise le Code général des collectivités locales. En théorie, pour une ville de 31 000 habitants comme Châtellerault, l'indemnité maximale est fixée à 3 700 euros, avec certaines majorations légales. À Poitiers, le plafond est plus élevé : 4 520 euros. Toutefois, Anthony Brottier a choisi de se fixer une indemnité de 3 900 euros brut, une hausse par rapport à son prédécesseur. À titre de comparaison, à Niort, Jérôme Baloge perçoit 3 450 euros, respectant également ce plafond.







