L'un des leaders du marché français des catamarans dévoile une stratégie audacieuse pour 2030, promettant des centaines d'emplois dans les Pyrénées-Orientales et en Vendée.
Bien que le marché de la plaisance post-Covid ait connu une légère baisse, le groupe Catana reste optimiste. Aurélien Poncin, président de cette entreprise basée à Canet-en-Roussillon, a annoncé un plan d'investissement de 130 millions d'euros sur cinq ans, malgré une contraction des ventes qui pourrait atteindre 30 %.
« Nous avons connu une croissance explosive après la période Covid et nous entrons maintenant dans une phase de régulation du marché », a expliqué Poncin, lors du dernier Salon international des multicoques à La Grande-Motte.
Le budget annuel pour 2025 est prévu à 174,9 millions d'euros, en baisse par rapport à l'année précédente, mais les capitaux restent solides, permettant à Catana d'envisager l'avenir sereinement.
Aujourd'hui, les clients recherchent des catamarans de plus en plus spacieux. Selon Poncin, il existe plus de 130 catamarans de grande taille disponibles à la location autour de la Méditerranée, sans compter le potentiel à exploiter sur la côte est des États-Unis et en Caraïbe.
Entre 100 et 150 nouveaux emplois attendus à Canet-en-Roussillon
Le groupe prévoit de lancer un nouveau modèle, le Bali 70, et a récemment acquis une parcelle de 51 000 m² dans la zone d'activités SPL2 à Canet-en-Roussillon. Cette nouvelle usine moderne, qui devrait être opérationnelle d'ici 2028, créera entre 100 et 150 emplois.
Dans le but de renforcer l'industrialisation, Catana internalise de nombreuses fonctions, notamment grâce à une nouvelle unité combinant laboratoire et usine de prototypage en Vendée. De plus, une nouvelle usine au Portugal est dédiée à la fabrication de bateaux à moteur.
Catana prévoit également d'ouvrir des centres de réparation pour les catamarans, anticipant une demande d'aménagements spécifiques lorsque les bateaux sortent de location, comme l'explique Aurélien Poncin.
Malgré la concurrence, Catana, aux côtés de grands noms comme Grand Large Yachting et Lagoon, affiche des résultats commerciaux encourageants, particulièrement pour ses marques Bali et YOT, révélant la robustesse de son modèle économique.







