L'armée de l'Air et de l'Espace française a récemment publié des images marquantes montrant des chasseurs Rafale interceptant des drones iraniens au-dessus du golfe Persique. Depuis le 28 février, ces forces ont effectué 360 missions de défense au Proche-Orient dans le but de sécuriser la région pour leurs alliés.
Une vidéo récemment partagée par des pilotes de l'armée montre un drone Shahed abattu alors qu'il s'infiltrait dans le golfe Persique. L'enregistrement révèle le moment précis où le Rafale détecte le drone irakien sur son écran infrarouge et reçoit l'ordre de tir, signalé par l'alerte "shoot". En quelques instants, le missile propulse son projectile vers la cible.
Des missions "éprouvantes" en première ligne
Selon le commandant Quentin, cité par France 2, le processus avant le tir nécessite une identification soigneuse des cibles pour éviter de nuire à des avions amis. Les pilotes font face à deux types de menaces lors de ces missions qui peuvent s'étendre sur plus de six heures : les drones iraniens qui volent à basse altitude et à faible vitesse, et les missiles de croisière plus rapides.
À ce jour, les Rafale français ont mené un total de 360 missions, tandis que d'autres unités, comme les Fennec, ont participé à environ une trentaine d'opérations. Plus d'une centaine de drones ont été abattus, affichant un taux de réussite impressionnant de 90 % pour l'armée française.
Des adaptations nécessaires face à une escalation
Depuis le début des hostilités entre les forces israélo-américaines et l'Iran, l'armée française a intensifié ses opérations, multipliant les tirs de missiles pour défendre ses alliés contre les représailles iraniennes. Engagée par des accords de défense avec le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis, la France a déployé plusieurs appareils sur des bases régionales pour soutenir ses partenaires en difficulté.
Face aux stratégies bipolaires d'attaques à distance par missiles et drones iraniens, l'armée a dû rapidement adapter son équipement et sa tactique. Pour faire face à des cibles telles que les drones Shahed, la conduite du tir du Rafale a été modifiée pour permettre des interventions efficaces contre des menaces volant à basse vitesse. Compte tenu de la disponibilité restreinte des missiles Mica, l'armée a également dû envisager une alternative moins coûteuse : échanger ces missiles pour des ensembles de roquettes, dont le coût unitaire est nettement inférieur.







