Le Quai d’Orsay a émis, le 29 avril, un avis pressant à l'attention des 4 200 Français inscrits au registre consulaire, les incitant à quitter le Mali "dès que possible", en raison d'une détérioration sécuritaire. Les récentes attaques de rebelles et de djihadistes à Bamako suscitent une grande inquiétude.
Face à la situation précaire, la France a demandé à ses citoyens établis au Mali de "prévoir un départ rapide" par le biais des vols commerciaux encore disponibles, comme l’a rapporté France24. Ce message se veut une réponse proactive à un climat d’instabilité croissant, notamment depuis les récents combats dans le pays.
Environ 4 200 ressortissants français sont recensés, en plus d’un millier d'autres, souvent binationaux, qui ne sont pas inscrits. Cette situation soulève des préoccupations auprès des autorités françaises.
Cinq villes frappées en quelques jours
Le ministre des Affaires étrangères agit donc rapidement suite aux attaques survenues le 25 avril dans plusieurs villes, dont Bamako, où "l’état de sécurité est extrêmement volatile". Des djihadistes ont mené des frappes coordonnées avec des rebelles touaregs contre la junte militaire au pouvoir suite au coup d'État de 2020, indique Le Figaro.
Cinq localités ont été touchées ce jour-là, entraînant la mort de plusieurs civils. D’après certaines sources, le ministre de la Défense aurait été tué dans les événements, alors que le chef de la junte, Assimi Goïta, demeure injoignable depuis cette date. Cela a éveillé une "préoccupation" croissante en France, qui se doit d'agir rapidement pour sécuriser ses ressortissants.
Une prudence requise
Le Quai d’Orsay a également mis en garde les Français et binationaux contre tout déplacement au Mali, quelle qu'en soit la raison. "Dans un contexte en constante évolution, ceux qui se trouvent encore au Mali doivent limiter leurs déplacements et rester en contact avec leurs familles, en les tenant informés régulièrement", a souligné le ministère des Affaires étrangères. Les autorités recommandent une vigilance accrue et la conformité avec les consignes locales pour naviguer cette crise sécuritaire.







