Son nom de scène n'est pas qu'un simple jeu de mots. Elips, révélée au grand public grâce à Drag Race France, sera présente dès le début de la Marche, à 14 heures, place des Quinconces, jusqu'à l'after Pride, une grande fête qui se tiendra au quai des Sports à partir de 17 heures.
Quel est le rôle d'un.e ambassadeur.ice de la Marche des Fiertés ?
Mon rôle pour la Pride de Bordeaux est de faire briller l'événement dans toute sa splendeur. Il est crucial de mettre en avant la communauté avant, pendant et après la Marche, en véhiculant un message à la fois inclusif et politique. Rappelons que la première Marche des Fiertés est née de l'émeute de Stonewall à New York en 1969, portée par des pionnières comme Marsha P. Johnson et Sylvia Rivera.
Aujourd'hui, pouvoir se rassembler à Bordeaux pour célébrer la fierté, c'est le résultat des luttes menées par ces héroïnes. C'est un devoir de se souvenir d'où viennent nos combats, surtout dans un contexte où les droits des personnes trans sont menacés.
Qu'avez-vous ressenti en apprenant que vous seriez ambassadeur.e ?
Un mélange de joie et d'émotion intense. Naturellement, un brin de stress était présent, me demandant si j'allais être à la hauteur d'un rôle aussi symbolique. Mais je suis profondément touchée que Le Girofard me fasse confiance pour représenter 30 ans de Pride à Bordeaux. C'est un immense honneur et une grande responsabilité.
Comment allez-vous vous habiller pour cette Marche des fiertés ?
Je prévois plusieurs tenues ! Avec mon collectif La Familips et l'association SOS Homophobie, nous préparons un char à la fois militant et flamboyant, inspiré par le mot d'ordre de la Pride 2024 : '1 000 façons de briller'. Ma tenue sera parsemée de paillettes. Je porterai aussi un corset créé avec le couturier Emmanuel Courau, en hommage au drapeau inclusif LGBTQIA+.
Qu'avez-vous prévu pour le jour J ?
Je serai présente pour chaque étape de cette Pride. Le 30 mai, le rassemblement débute à 13 heures avec les premières interventions. La marche partira à 14 heures, suivie de plusieurs chars d'associations. Après cela, je prendrai la parole lors de l'after Pride, face à des milliers de participants, en finalisant mon discours avec précaution.
Que représente Bordeaux pour vous ?
Je suis arrivée à Bordeaux en 2014 à 18 ans, moment où j'ai appris à vivre ma véritable identité. Ce fut un tournant, car j'ai trouvé ma communauté ici. Bordeaux est une ville dynamique où le militantisme queer s'exprime pleinement, avec des associations qui luttent activement pour des causes intersectionnelles.
Quel est votre espoir pour la communauté LGBTQIA+ ?
J'ai de l'espoir, tant que nous continuons à nous mobiliser et à faire entendre nos voix. Cependant, la montée de l'extrême droite et la régression des droits dans de nombreux pays sont inquiétantes. Les agressions LGBTQIA-phobes sont en hausse en France, mais il y a aussi des avancées dues aux efforts de nombreux militant.e.s. Même si ces progrès ne sont pas suffisants, je crois fermement en une avancée progressive.







