Face à la montée inquiétante du moustique tigre, Toulouse a récemment lancé une initiative audacieuse. Dans le cadre d'une campagne anti-prolifération, des moustiques mâles stériles ont été relâchés dans le cimetière de Terre-Cabade. Ce projet, mené en collaboration avec Terratis, une entreprise de Montpellier, vise à contrôler la circulation de cet insecte, connu pour transmettre des maladies telles que le chikungunya.
Le programme prévoit de libérer des moustiques stériles deux fois par semaine pendant quarante semaines, pour un total d'environ 200.000 spécimens sur une zone arborée de 30 hectares. « Nous relâchons des mâles qui ne piquent pas », a commenté Clelia Oliva, présidente de Terratis, ajoutant que ces moustiques transmettent des « spermatozoïdes stériles » aux femelles, qui pondent ensuite des œufs non viables. Cela contribue ainsi à réduire la population de moustiques tigres.
Une méthode prometteuse
Cette initiative s'inscrit dans une démarche complémentaire visant à soutenir les méthodes de lutte déjà mises en œuvre. Selon Christophe Privat, directeur des services à la population, cette technique a démontré son efficacité dans d'autres régions. « Les études scientifiques ont montré des résultats encourageants », a-t-il précisé.
Des essais précédents à Brive-la-Gaillarde et Montpellier ont révélé une réduction de plus de 50 % des populations de moustiques tigres. Clelia Oliva a noté que cette technique pourrait avoir un impact encore plus significatif lors de la deuxième année d'application, pouvant entraîner une diminution de 80 à 90 %. Le coût total de cette expérimentation s'élève à environ 180.000 euros sur deux ans.
En somme, Toulouse ouvre ainsi un nouveau chapitre dans la lutte contre le moustique tigre, avec l'espoir de rétablir l'équilibre face à cette menace de santé publique.







