Ce mardi 26 mai, une vingtaine de gendarmes, associés à des vétérinaires et des unités cynophiles, ont effectué une intervention sur la propriété d'un homme de Buzet. L'opération s'inscrit dans le cadre d'une enquête déjà en cours liée à de possibles abus envers les animaux.
À l'origine de cette action, la proximité de la fête de l'Aïd qui a éveillé des inquiétudes dans la communauté. Selon des sources proches d'une enquête menée par la brigade de recherches d'Agen, l'éleveur en question avait entretenu quelque 200 ovins et trois ânes dans des conditions déplorables. "Les animaux étaient parqués sous des abris de fortune, à peine potable pour boire, et ce, sous une chaleur accablante", témoigne un proche du dossier.
Des procédures judiciaires avaient été engagées à son encontre depuis septembre dernier, accompagnées de nombreuses lettres recommandées et demandes de contrôle. Face à l'urgence, le procureur de la République d'Agen a été impliqué avant cette opération. Les forces de l'ordre ont découvert que plusieurs animaux avaient été vendus pour la fête de l'Aïd, laissant de potentiels acheteurs dépourvus à quelques jours de l'événement.
Des morts tragiques
Le cheptel a été pris en charge par l'association OABA, reconnue pour sa lutte en faveur du bien-être animal. Malheureusement, cette opération a révélé que certains animaux étaient déjà morts ou ont dû être euthanasiés. "Sous ce bâtiment en tôle, la chaleur était insupportable. Notre équipe a dû asperger les animaux d'eau pour tenter de les rafraîchir", a rapporté un membre de l'association.
OABA a également signalé une surprise fâcheuse : alors qu'une centaine d'animaux était attendue, leur équipe a dû faire face à la gestion de 250 animaux, dont 70 agneaux. Trois ânes étaient également présents, mais l'un d'eux n'a pas survécu aux conditions insupportables.







