L'annonce de la mairie de Rosières-en-Santerre concernant l'abattage de pigeons a provoqué un tollé. L'association PETA a dénoncé cette méthode qu'elle qualifie de "cruelle et inhumaine", la comparant à l’acte inacceptable de tirer sur des chiens. Dans un arrêté municipal, le maire Guillaume Ancelet a mandaté une entreprise spécialisée pour abattre, selon des sources locales, entre 200 et 300 pigeons, une décision justifiée par la gêne occasionnée par la surpopulation aviaire.
Dans un communiqué diffusé ce jeudi, PETA a exprimé son indignation et a adressé une lettre urgente à Monsieur Ancelet, lui demandant de revoir sa position. L’association a embrayé sur une campagne de sensibilisation, affirmant que "les pigeons sont comme des toutous avec des ailes" et appelant à des méthodes plus humaines pour gérer leur population.
En effet, les experts en faune et flore, comme le biologiste Dr. Pierre Lemoine, soulignent que des méthodes de régulation plus éthiques existent. Selon lui, "les opérations de meurtre à large échelle n'ont pas d'impact durable, car les espèces se reproduisent rapidement. Il serait plus efficace d'interdire le nourrissage, d'installer des pigeonniers contraceptifs, et d'adapter l'environnement pour le rendre moins accueillant à ces oiseaux".
PETA insiste également sur le fait que des solutions sont disponibles et sont socialement acceptables. Des modifications environnementales et des programmes éducatifs peuvent contribuer à équilibrer la cohabitation entre les résidents et la faune urbaine.
Alors que le débat se poursuit, la communauté est invitée à réfléchir à d'autres approches que l'abattage des pigeons, promouvant ainsi des pratiques respectueuses de la vie animale, tout en maintenant un environnement urbain agréable.







