Des parcelles cultivées à Crécy-Couvé, Garancières-en-Drouais et Tréon pourraient accueillir une centrale photovoltaïque. Des élus s'inquiètent des conséquences pour l'agriculture locale.
Un projet de développement d'une centrale photovoltaïque sur trois parcelles privées dans les communes de Crécy-Couvé, Garancières-en-Drouais et Tréon, provoque une vive controverse. Plusieurs associations locales, comme l'Écho Républicain, rapportent que l'emplacement choisi pourrait menacer des terres agricoles précieuses.
« Si ce projet voit le jour, cela signifierait que les bénéfices liés au photovoltaïque pourraient prendre le pas sur l'agriculture », s'inquiètent les opposants, faisant référence au risque d'artificialisation des sols dans un milieu rural déjà fragilisé.
L'enjeu financier en question
Les craintes ne s'arrêtent pas là : la répartition des profits interroge. Les associations s'inquiètent de voir ces bénéfices échapper aux agriculteurs locaux pour aller vers des acteurs privés, tels que l'entreprise chinoise chargée de la fabrication des panneaux solaires ou la société allemande responsable de l'installation, sans oublier le propriétaire des terrains, qui bénéficierait des revenus de la vente d'électricité.
En réponse à ces inquiétudes, la Commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) ainsi que deux des trois communes concernées ont émis un avis défavorable concernant le projet. Toutefois, l'agriculteur propriétaire des terres a défendu l'initiative, assurant qu'il continuerait d'exploiter ses parcelles tout en contribuant à la production d'énergie propre, durable et locale.







