Le stade Saint-Symphorien a vibré au rythme des chants de supporters, insufflant une énergie nouvelle aux jeunes grenats U19 pour leur demi-finale des play-offs du Championnat National face au Paris Saint-Germain, bien que l'équipe messine ait été battue 3-0.
L'union fait la force, un principe appliqué par les collectivités de la Meurthe-et-Moselle dans leur lutte pour une meilleure coopération transfrontalière. Le 29 mai dernier, Chaynesse Khirouni, présidente du conseil départemental, a accueilli le maire de Trèves, Wolfram Leibe, en vue de renforcer l'avenir de leur région face à la pression du Luxembourg, qui emploie chaque jour 120 000 travailleurs lorrains.
Ce contexte a mis en exergue un secteur en particulier : le périscolaire. Fait alarmant, la commune de Longwy a constaté une perte de 75 élèves pendant l'année scolaire 2025-2026, tandis que l'activité périscolaire a crû de 30%. Linda Abboub, responsable scolaire à Longwy, a partagé : "Nous pourrions ouvrir le périscolaire à 5 heures du matin, et il y aurait déjà du monde". Elle précise qu'il y a chaque année 50 à 60 enfants supplémentaires, une augmentation préoccupante pour les ressources locales.
Vincent Hamen, maire de Longwy, soulève des inquiétudes quant à la capacité d'accueil des infrastructures : "Les murs ne sont pas extensibles. Afin d'améliorer la situation, nous avons besoin de nouveaux équipements, mais cela nécessite un financement que nous ne pouvons pas obtenir seuls."
Des problématiques similaires
Wolfram Leibe, le maire de Trèves, a souligné des problèmes similaires : "Si l'on considère chaque frontalier comme une famille, nous avons 27 000 personnes vivant des salaires luxembourgeois, ce qui met une pression énorme sur nos infrastructures." Cette interconnexion quotidienne entre les collectivités françaises et allemandes souligne l'importance de la collaboration.
Chaynesse Khirouni a exprimé que la mutualisation des forces est essentielle : "Ce que nous vivons ici, tant à Longwy qu'à Trèves, a des répercussions sur le Luxembourg. Nous devons montrer que nous sommes unis dans ce bateau et que nous avons besoin du soutien du Luxembourg et de nos gouvernements pour répondre aux besoins de nos populations."
La question d'une contribution financière
Parmi les solutions proposées, une contribution financière du Luxembourg, inspirée par le modèle de rétrocession fiscale appliqué dans le canton de Genève, a été évoquée. Chaynesse Khirouni a commenté: "Cette contribution, qui dépendra du nombre de travailleurs frontaliers, est cruciale pour planifier et financer nos projets de manière durables. Cela permet d'éviter de fragmenter nos initiatives et de garder une vision d'ensemble."
Elle s'engage à maintenir le dialogue avec les autorités luxembourgeoises pour obtenir ce soutien indispensable.
En savoir plus sur les actions mises en place pour améliorer la situation transfrontalière.







