Moscou intensifie ses bombardements sur l'Ukraine, causant des morts et des blessés dans plusieurs régions. Lundi, une frappe nocturne a particulièrement marqué les esprits, entraînant la mort d'un homme de 62 ans dans la région de Kherson et blessant 26 autres personnes, dont des enfants.
Les autorités rapportent que des attaques d'artillerie ont touché des zones résidentielles, aggravant la situation déjà critique. Dans la région de Tcherniguiv, une attaque sur une infrastructure énergétique a privé 10 000 habitants d'électricité. En tout, huit blessés supplémentaires ont été dénombrés, tandis que d'autres frappes ont eu lieu à Odessa, Dnipropetrovsk, Kharkiv et Zaporijia.
La nuit de dimanche à lundi, 265 drones ont été lancés vers l'Ukraine, dont 228 ont été interceptés par les forces de défense ukrainiennes, comme l'a rapporté l'armée de l'air. Ce niveau d'activité témoigne d'une stratégie de bombardement nocturne de plus en plus agressive de la part des forces russes.
Négociations au point mort
Les pourparlers pour mettre un terme à l'invasion, qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés depuis quatre ans, stagnent. L'absence de progrès dans les négociations soulève des inquiétudes quant à une escalade continue du conflit.
Des experts, tels que le professeur Martin Roussel de l'Institut de Relations Internationales, soulignent que cette intensification pourrait provoquer une réaction encore plus forte de la part de l'Ukraine, aggravant ainsi la situation humanitaire sur le terrain. Face à une telle escalade, chaque frappé pourrait entraîner non seulement une riposte militaire, mais aussi une radicalisation des opinions publiques tant en Ukraine qu'en Russie.







