Lors d'une interview sur BFM Business, Isabelle Van Rycke a indiqué : "Il faut savoir qu’une boîte de paracétamol aujourd’hui en France, c’est 76 centimes, moins qu’une baguette de pain. Nous demandons 10 centimes d’augmentation". Cette prise de position met en lumière la précarité des prix des médicaments en France.
Actuellement, le principe actif du paracétamol vendu par Upsa est importé de Chine, des États-Unis et d'Inde. Toutefois, comme l'a précisé Van Rycke, "tout le processus de fabrication se déroule dans notre usine à Agen, dans le Lot-et-Garonne".
Un acteur majeur dans le Lot-et-Garonne
UPSA se positionne comme le premier employeur du Lot-et-Garonne, avec 1.900 de ses 2.000 salariés travaillant en France. "On a fait véritablement le choix de l’ancrage dans le Lot-et-Garonne depuis 90 ans", a-t-elle ajouté, soulignant l'importance de la production locale.
La présidente exhorte l'État à "reconnaître que produire en France n’a pas le même coût que produire en Asie". Ce point de vue est partagé par de nombreux acteurs de l'industrie pharmaceutique, alors que les régulations de prix imposées par l'État sont souvent jugées trop strictes.
L'industrie a également averti que ces mesures pourraient mener à une "forme de pénurie silencieuse" d'accès à des médicaments innovants, si des changements ne sont pas apportés. Les régulations de prix ont été renforcées pour faire face à la dégradation des finances publiques, et cette année, l'effort s'élève à 1,4 milliard d'euros, comprenant des coupures sur des médicaments génériques et dispositifs médicaux.
Écoutez les experts de l'industrie sur l'avenir du marché pharmaceutique français, lors de podcasts et d'interviews en cours, pour mieux comprendre les implications économiques de ces changements.







