Un chiffre troublant vient d'être révélé : 255 signalements de violences sexistes et sexuelles impliquant des adultes en contact avec des élèves ont été enregistrés depuis le début de l'année 2026, indique le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray. Lors d'une intervention à l'Assemblée nationale, il a souligné que ces alertes touchent tant le milieu scolaire que les activités périscolaires.
« 255 signalements ont été comptabilisés, englobant tant le secteur scolaire que périscolaire », a précisé Geffray, justifiant ainsi le débat en cours à propos d'une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la violence exercée sur les enfants dans ces milieux. Un sujet qui, visiblement, nécessite une attention urgente.
Une réponse « immédiate et sans concession »
80% des signalements concernent des agents du secteur public, tandis que les 20% restants portent sur des personnels privés. « À chaque signalement, notre réponse est immédiate et sans concession », a-t-il assuré. Cela implique la transmission des cas aux autorités judiciaires lorsque cela est pertinent, ainsi que la suspension administrative des personnels incriminés et un accompagnement renforcé des victimes par des cellules spéciales.
Par ailleurs, il a été souligné que chaque année, entre 35 et 45 agents dans les établissements publics sont révoqués pour des motifs liés à des violences sexuelles ou sexistes. « Cinq à sept révocations » touchent également des agents des établissements privés sous contrat, a-t-il ajouté.
Les députés examinent actuellement une proposition de loi visant à lutter contre ces violences, inspirée par une enquête parlementaire, ce qui pose des interrogations sur la capacité de faire avancer les débats dans le temps imparti.
Cet appel à l'action crée une opportunité unique pour réévaluer la sécurité et le bien-être des enfants dans les établissements scolaires, une priorité que beaucoup appellent de leurs vœux.







