Après une élection inattendue, Corinne Étourneau a été désignée vice-présidente en charge de la cohésion sociale, complétant ainsi le bureau de Vals de Saintonge communauté. Ce coup de théâtre a surpris plus d'un observateur de la politique locale.
En effet, initialement, le poste de vice-président pour les affaires sociales semblait destiné à un délégué de Saint-Hilaire-de-Villefranche. Cependant, lors de la récente assemblée communautaire, les membres ont fait le choix de Corinne Étourneau (déléguée hilairoise et conseillère municipale d'opposition) plutôt que le nouveau maire, Jérémy Vaqueta. La présidente Françoise Mesnard avait sollicité des candidatures pour le poste, et Jérémy Vaqueta n'a pas tardé à se proposer.
À la surprise générale, Corinne Étourneau a également annoncé sa candidature dans la salle de l’Alliance d’Essouvert. "Je n'étais absolument pas au courant de la décision de Corinne Étourneau", a déclaré Françoise Mesnard lors d'un point presse, rappelant qu'elle avait été vice-présidente entre 2014 et 2020. C'est après des encouragements de son compagnon, qu'elle s'est finalement portée candidate, un choix fait à la dernière minute. "Perdu pour perdu, j'ai tenté un pari et cela a marché", a-t-elle confié.
Elle a ajouté : "Redevenir vice-présidente enlève l’amertume de ma défaite aux élections municipales."
Corinne Étourneau a remporté 72 voix, devançant de manière significative Jérémy Vaqueta qui en a recueilli 40. "C'est une victoire pour moi, plutôt qu'une revanche. Peut-être que la sororité a joué un rôle ici," a-t-elle déclaré, notant que la majorité des vice-présidents sont des hommes.
En réponse, le jeune maire Jérémy Vaqueta a exprimé qu'il trouvait "dommage" la manière dont les événements s'étaient déroulés : "Si je ne conteste pas le fond, je déplore la forme. C'est vraiment regrettable car j'avais des idées pour le social. Mais cela n'est finalement pas si grave." Il est à noter que les relations entre ces deux personnalités politiques ne sont pas prêtes de s'apaiser.
Indemnités
Un autre point crucial discuté lors de la séance portait sur le montant des indemnités des élus. Françoise Mesnard a mentionné que les frais de déplacement n'étant pas remboursés, une nouvelle répartition des indemnités a été décidée. La présidente percevra donc 2 500 euros bruts par mois, tandis que les neuf vice-présidents recevront 907 euros, et les vingt conseillers communautaires délégués 246 euros.
La séance s'est ensuite poursuivie par des nominations dans diverses instances de l’arrondissement de Saint-Jean-d’Angély, marquant une nouvelle dynamique pour la communauté.







