La tragédie de Lyhanna, survenue dans le Gers, a profondément affecté Aurélie Bergerot, la présidente de l'association Partageons nos silences. "Émotionnellement, cela me submerge", confie-t-elle. Bien qu'elle ne soit pas proche de la famille, ce drame résonne dans son parcours, marqué par des violences similaires.
Aurélie Bergerot, ayant elle-même été victime de viol à plusieurs reprises, s'investit pour que la voix des victimes soit enfin entendue. "Personne ne nous écoute, personne ne nous croit. Nous devons parler ensemble", déplore-t-elle.
Le rassemblement de ce lundi à 19h devant le palais de justice a pour but de revendiquer un changement dans la manière dont la justice traite les affaires de violences sexuelles. Bergerot rappelle que malgré les nombreuses plaintes, peu aboutissent : "Combien de victimes doivent crier avant que la justice ne réagisse?"
Selon le ministère de l'Intérieur, la France recense environ 185 000 viols ou tentatives de viol par an, mais seulement 7% des victimes portent plainte. Ces chiffres alarmants soulignent un besoin urgent d'améliorer le traitement des victimes par le système judiciaire.
Le rassemblement vise non seulement à rendre hommage à Lyhanna, mais aussi à sensibiliser le grand public sur la nécessité de protéger les victimes. "Nous voulons que la justice prenne en compte notre vérité", insiste-t-elle. L'espoir est que cette mobilisation fasse évoluer les mentalités et incite les décideurs à agir pour réformer les pratiques judiciaires.
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