L'ensemble des syndicats a lancé un appel à la mobilisation ce samedi, rassemblant près de 300 employés de Décathlon dans les Bouches-du-Rhône. Ils exigent une revalorisation des salaires alors que l'enseigne de sport annonce des bénéfices record pour 2025. Cette mobilisation est historique, touchant 10 des 14 magasins de la région.
"Le slogan sur l'humain au cœur du projet de l'entreprise ne tient plus", déplore Serge Aliot, responsable CFTC dans la région et employé depuis 35 ans à Décathlon Bouc-Bel-Air. Comme de nombreux collègues, il a rejoint le mouvement en exprimant que "le pouvoir d'achat des employés doit s'aligner avec les bénéfices faramineux de l'entreprise". Il évoque alors le partage d'un milliard de dividendes entre les actionnaires l'année passée, tout en ne réclamant qu'une augmentation modeste de 44 euros.
Des salariés contraints de dormir dans leurs voitures
Face à ce déséquilibre, environ 20 salariés ont manifesté devant le magasin Décathlon de Bouc-Bel-Air, distribuant des pétitions aux clients. Un manifestant souligne que l'entreprise, bien que prospère, refuse d'augmenter les salaires. Un client, surpris par ces témoignages, confie : "J'ignorais qu'il y avait tant de disparités chez Décathlon, qui prône pourtant de belles valeurs". Serge Aliot rappelle que "nos clients doivent savoir que certains employés dorment dans leurs voitures après le travail". Ce samedi, 10 magasins étaient en partie bloqués, témoignant d'une mobilisation sans précédent.
Cette situation interpelle non seulement les employés mais aussi la clientèle fidèle de l'enseigne, qui s'étonne des conditions de vie de ceux qui travaillent pour satisfaire leurs besoins. La question se pose désormais : quel avenir pour la rémunération dans les grandes enseignes face à des bénéfices toujours croissants ?







