Le fonds d'investissement anglais, Sparta Capital, continue de discuter avec Bordeaux Métropole pour ajuster les termes de leur contrat de location du Stade Atlantique. Actuellement, le club fait face à un poids financier important avec un loyer de 1,1 million d'euros, un montant exorbitant pour une équipe évoluant en quatrième division.
Ce mercredi, des représentants des deux parties se sont réunis à Bordeaux pour tenter de résoudre cet enjeu financier. Les négociations visent à établir un accord rapide afin de finaliser la vente du club avant la réunion cruciale avec la DNCG, le gendarme financier du football français, prévue pour le 30 juin.
Une baisse du loyer de 300 000 euros demandée
Du côté de Sparta Capital, des demandes spécifiques ont été formulées. Le patron du fonds, Franck Tuil, cherche une réduction du loyer annuel à 800 000 euros, afin d’alléger le fardeau financier du club. Ils demandent aussi la résolution d’un conflit juridique lié à des loyers impayés des années précédentes, estimant que la garantie fournie par le club n’a plus de valeur depuis son redressement judiciaire.
En revanche, les avocats de Bordeaux Métropole maintiennent que cette garantie demeure valide et peut être mise en œuvre à tout moment, conformément aux déclarations passées de l'ancienne présidente, Christine Bost.
Des options d'achat sur le stade à l'horizon ?
Le nouveau président de Bordeaux Métropole, Thomas Cazenave, a exprimé son désir d’apporter des concessions, tout en exigeant des garanties concernant l'engagement de Sparta Capital. M. Cazenave rêve également de céder le Stade Atlantique, véritable boulet financier depuis son ouverture en 2015. Les discussions autour d’une éventuelle option d'achat pour le stade s’intensifient, bien que les deux parties soient encore loin d'un accord sur la valorisation de l’enceinte.
Selon ICI Gironde, Sparta Capital évalue le stade à 80 millions d'euros, tandis que Bordeaux Métropole le chiffre à 120 millions. Il y a donc un décalage important qui complique les négociations. Cependant, des sources internes laissent entendre qu’une offre pourrait émerger sous la forme d’une option d’achat d’ici deux ans, dépendant en grande partie du retour en Ligue professionnelle des Girondins.







