L'actrice Isabelle Adjani a récemment été condamnée par la cour d'appel de Paris à dix mois de prison avec sursis ainsi qu'à une amende de 10 000 euros pour des faits de fraude fiscale aggravée et de blanchiment. Cette décision est bien plus clémente que celle rendue en première instance, où elle avait écopé de 24 mois de sursis et d'une amende de 250 000 euros en décembre dernier.
Dans une déclaration de son avocat, celui-ci a exprimé un "soulagement extrême" face à la décision de la cour d'appel, considérant que la peine initiale était bien trop sévère. En effet, cette réduction témoigne d'une école de pensée plus compatissante envers le statut vulnérable de l'actrice, qui avait avoué être « phobique administrativement ». Isabelle Adjani a expliqué ne jamais avoir rempli une déclaration de revenus, une situation qu'elle qualifie d'effrayante.
Selon le verdict, l'actrice a été reconnue coupable d'avoir prétendument établi sa résidence fiscale au Portugal entre 2016 et 2017, tout en ayant caché une donation en prêt en 2013 et en faisant transiter une somme d'argent via les États-Unis en 2014. Elle s'est défendue en qualifiant la situation de victimisation et a affirmé avoir été trompée par l'un de ses conseillers fiscaux.
Me Ralph Boussier, avocat de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), a rappelé que, selon les preuves, Adjani était bel et bien résidente en France. "Elle doit enregistrer ses revenus en France, où se trouvent ses véritables centres d'intérêt", a-t-il affirmé lors du procès, attisant les doutes quant à la sincérité de ses justifications.
Malgré cette décision d'appel, l'avocat d'Adjani a fait savoir qu'il comptait se pourvoir en cassation, signifiant ainsi que le chemin judiciaire reste encore semé d'embûches pour l'actrice.







