Le 6 janvier 2026, François Cuillandre, le maire de Brest, a surpris bon nombre d'observateurs en annonçant son soutien à la création d'une police municipale. Cette décision marque un véritable revirement, lui qui avait longtemps été opposé à cette idée. Si réélu, il prévoit de constituer une équipe de 50 agents, qui ne seront toutefois pas dotés d'armes à feu.
Les réactions à cette annonce ont été variées. D'un côté, le syndicat Un1té Police a salué la mesure comme "une annonce réjouissante", jugeant nécessaire le renforcement des forces de sécurité dans un contexte préoccupant. Les récents incidents, tels que les tirs disparus sur un immeuble dans le quartier de Bellevue, mettent en lumière l'urgence d'une présence policière. Selon Ouest-France, un représentant de la police nationale s'est montré favorable à cette initiative, soulignant les besoins en matière de sécurité dans la ville.
Cependant, cette proposition n’a pas manqué de susciter des moqueries parmi les opposants politiques de Cuillandre. Nombre d'entre eux évoquent ce qu'ils considèrent comme un opportunisme électoral, rappelant que le maire avait précédemment exprimé des doutes sur l'efficacité d'une police municipale. La polémique autour de cette question s'intensifie alors que les élections approchent.
Des experts en sécurité urbaine soulignent que, bien que l'idée d'une police municipale puisse paraître attrayante pour certains, elle ne pourrait résoudre qu'une partie des problèmes de sécurité dans la presqu'île. Un consultant en politiques de sécurité a déclaré à France24 : "Le véritable défi réside dans l'intégration et la coopération entre les différentes forces d'ordre pour garantir la sécurité des citoyens." Cela soulève la question de savoir si cette nouvelle force, en raison de son manque d'armement létal, sera réellement en mesure d'intervenir efficacement dans des situations de crise.
Au-delà des enjeux sécuritaires, cette annonce pourrait également transformer le paysage politique local, en redéfinissant les priorités et les politiques publiques en matière de sécurité. Le temps nous dira si ce projet sera concrétisé et s'il répondra aux attentes des habitants de Brest. Bien que beaucoup espèrent une amélioration de la sécurité, d'autres s'inquiètent des répercussions sur la dynamique communautaire.







