Les Châtelleraudais, hésitent-ils à basculer à l'extrême droite ? Pour la première fois, le Rassemblement National (RN) s'est imposé lors du premier tour des municipales, avec Hager Jacquemin en tête ayant obtenu plus de 20% des voix. Cette performance place le RN au cœur de la compétition pour le second tour, devant une majorité sortante divisée : Manuel Costa Nobre (17,18%), Thomas Baudin (17,08%) et Anne Florence Bourat (14,5%) représentent ensemble près de 49% des voix.
Les réactions des habitants sont variées, certains se disant inquiets par cette montée du RN. Un habitant qui préfère rester anonyme a exprimé : "Je ne suis pas surpris, la candidate a des atouts. La sécurité est une préoccupation et le manque de travail à Châtellerault est frappant." D'autres, en revanche, sont en désaccord avec les résultats : "C'est choquant de voir 20% pour un parti extrême, cela montre un manque d'ancrage local", a déclaré une résidente. Selon ses dires, la candidate semble être une "parachutée de Bordeaux", ce qui écarte toute notion de connexion avec la ville.
Jean-Michel, un habitant qui discute sur une terrasse, met en lumière les tensions qui règnent au sein de la majorité sortante. Il critique le manque de coopération entre les candidats de la majorité, arguant : "Ils auraient dû s'unir avant le scrutin, maintenant ils essaieront de contrer cette situation ensemble."
Dans les rues, l'idée d'un front républicain revient souvent, qu'il soit avec ou sans David Simon, le candidat centriste (13,4%). Une passante a même déclaré : "Je vais relire le programme du RN", en précisant qu'elle avait initialement voté à gauche. Par ailleurs, la liste PS/PC de Dominique Pasquet a attiré plus de 10% des suffrages.
Pour de nombreux habitants, cette élection est plus qu'un simple choix politique, elle représente un véritable test sur l'avenir de leur ville et de leur société.







