La décision a été officialisée le 9 janvier par l'Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine : l'unité de soins palliatifs de Marlonges, réputée pour sa qualité de service, sera transférée à Rochefort. Cette nouvelle, annoncée à l'équipe médicale, a suscité une onde de choc et beaucoup d'inquiétudes parmi le personnel.
En effet, ce transfert, qui a été en discussion depuis mars 2025, a été acté sans consultation préalable de l'ensemble des équipes soignantes. « J'ai consacré près de 30 heures à élaborer un document de 20 pages soulignant les enjeux de cette décision, concluant qu'il s'agit d'une erreur stratégique majeure », a déclaré Denis Del Nista, le chef de service. Il insiste sur le fait que cette initiative pourrait gravement affecter la qualité des soins palliatifs dans la région. Un avis défavorable a été rendu par le conseil de surveillance de l'hôpital de La Rochelle, mais cela n’a pas suffi à infléchir la décision des autorités sanitaires.
De plus, Del Nista a réalisé un sondage au sein de son équipe, révélant que trois-quarts des professionnels ne suivront probablement pas le service à Rochefort. Cela soulève des inquiétudes quant à la continuité des soins pour les patients actuels et futurs.
La justification de l'ARS repose sur la nécessité d'une unité de soins palliatifs proche d'un « plateau technique », un hôpital. Cependant, le médecin souligne l'hypocrisie de cette mesure, faisant référence à d'autres unités existantes qui ne répondent pas à cette exigence. « Des exemples comme ceux de Châteauneuf-sur-Charente ou Cambo-les-Bains montrent que cette décision n'est pas systématiquement appliquée dans notre région. », a-t-il affirmé.
Alors qu'il tente de préparer son équipe à ce changement, Del Nista s'interroge sur son avenir professionnel. « Je ne suis pas encore prêt à démissionner, mais je vais devoir réfléchir sérieusement à la suite », conclut-il. Ce déménagement pose également des questions sur l'avenir des soins palliatifs au sein de la région Nouvelle-Aquitaine, où d'autres unités sont déjà en difficulté. En effet, l'unité de soins palliatifs de La Roche-sur-Yon a récemment fermé ses portes suite à un manque de personnel médical.
Pour des informations plus approfondies, consultez France Bleu.







