Le 18 janvier 2026, les électeurs portugais se sont rendus aux urnes pour le premier tour de l'élection présidentielle, produisant des résultats surprenants. Le candidat socialiste, Antonio José Seguro, a obtenu environ 30,6 % des voix, suivi de près par le leader du parti d'extrême droite, André Ventura, avec 24,7 % des suffrages, un phénomène qui marque une première dans l’histoire politique du pays, selon l’Le Monde.
Ces résultats, publiés par l'administration électorale et révélés avec des taux de participation qui semblent indiquer un intérêt croissant pour les enjeux politiques, préfigurent un second tour décisif prévu pour le 8 février. Le libéral Joao Cotrim Figueiredo a terminé en troisième position avec 14,8 %, laissant entrevoir un paysage politique qui pourrait être radicalement transformé.
D’après des analysts politiques, la montée en puissance d'André Ventura illustre un changement de paradigme au Portugal, habitué à une domination du centre-gauche. Olivier Roy, expert en sciences politiques, a souligné que "la dynamique électorale actuelle révèle une frange de la population qui se sent délaissée et qui recherche un changement radical". En effet, le parti d’extrême droite de Ventura a su capitaliser sur des inquiétudes populaires concernant l’immigration et la sécurité.
Les prochains jours seront donc cruciaux pour les deux candidates en lice. L’incertitude règne quant aux alliances potentielles qui pourraient se former avant le second tour. André Ventura, qui n’hésite pas à revendiquer des positions controversées, pourrait gagner des voix en attirant l’attention des électeurs mécontents des partis traditionnels.







