Antonio José Seguro, le candidat du Parti socialiste, a obtenu la première place lors du premier tour de l'élection présidentielle du Portugal, organisée ce dimanche 18 janvier. Avec 30,6 % des voix, il devance André Ventura, le leader du parti d'extrême droite Chega, qui a récolté 24,2 %. Un phénomène électoral notable est la qualification de Ventura pour le second tour, prévu pour le 8 février, marquant une évolution significative dans le paysage politique portugais.
Ce deuxième tour est le premier depuis 1986 à être nécessaire pour l'élection d'un président au Portugal, une situation qui souligne la montée en puissance de l'extrême droite dans le pays. Ventura, un homme politique de 43 ans, émerge comme une figure centrale de l'opposition au gouvernement de droite en place, et son parti Chega devient une force incontournable, comme l'indique le journal O Público.
Les analystes politiques mettent en lumière que cet événement est le reflet des changements sociopolitiques profonds qui traversent le Portugal. Selon des résultats préliminaires, le candidat libéral Joao Cotrim Figueiredo a terminé à la troisième place avec 15,5 % des suffrages, mais la véritable surprise reste la performance de Ventura, qui franchit des étapes clés dans sa carrière politique.
« La progression de l'extrême droite en Europe est une tendance alarmante, et le Portugal ne fait pas exception », souligne Carlos Almeida, analyste politique à l'Université de Lisbonne. La dynamique entre les deux candidats lors du second tour promet d'être tendue, d'autant plus que les enjeux socio-économiques, exacerbés par la pandémie, sont au cœur des préoccupations des électeurs.
La campagne électorale s'intensifiera sans aucun doute dans les semaines à venir, et les opinions divergeront alors que les Portugalais se préparent à faire un choix crucial pour l'avenir de leur pays.







