Une cible privilégiée
Les femmes blanches progressistes aux États-Unis, souvent perçues comme un facteur de division, sont la cible répétée des membres du mouvement MAGA, déclenchant des attaques de plus en plus virulentes. Accusées d’être un « cancer pour la nation », ces femmes subissent un flot de critiques émanant des tendances les plus radicales de la droite, en particulier à la suite d'incidents tragiques comme la mort de Renee Good, tuée par un agent de la police de l’immigration.
Des critiques acerbes
Erick Erickson, un animateur de radio conservateur, a récemment inventé l'acronyme « AWFUL », qualifiant les femmes de « Femme progressiste blanche, aisée et urbaine ». Ce terme a été largement diffusé sur les réseaux, et d’autres voix, telles que celle de Vincent Oshana, se sont alignées sur cette rhétorique, faisant de ces femmes des boucs émissaires dans un paysage politique déjà polarisé.
Appels à la régression
Certains commentateurs, s’inscrivant dans un nationalisme chrétien, vont jusqu’à réclamer l’abrogation du 19e amendement, qui garantit le droit de vote aux femmes. Dale Partridge, un pasteur influent, n’hésite pas à faire l’éloge d’un retour à des valeurs traditionnelles, arguant que les femmes ne sont pas faites pour diriger, mais pour suivre.
Une question de pouvoir
Pour Juliet Williams, professeure d’études du genre à l'Université de Californie, cette hostilité témoigne d'une vision patriarcale profondément ancrée. « La détestation des femmes progressistes blanches s’explique par la menace qu'elles représentent pour le modèle de famille traditionnel prôné par la droite radicale », déclare-t-elle.
Le rôle des jeunes générations
Les tendances électorales montrent une fracture croissante : les jeunes femmes de la génération Z adoptent des idéaux progressistes, alors que les jeunes hommes semblent davantage séduits par des discours plus conservateurs. Cette divergence invite à réfléchir sur l’impact social et culturel de ces luttes politiques, particulièrement sur les jeunes femmes qui subissent une pression croissante quant à leur apparence et leur rôle dans la société.
Une bataille d’apparences
Les femmes proches de l’administration Trump affichent souvent des standards de beauté traditionnels, tandis que Katie Miller, podcasteuse et épouse d'un conseiller Trump, n’hésite pas à dénigrer l’apparence des femmes progressistes. Selon elle, les différences de style et d’attrait physique entre conservatrices et progressistes seraient un reflet de valeurs familiales, accentuant ainsi la lutte culturelle au sein de la société américaine.







