Les questions de sécurité sont majeures dans les discussions des habitants de Guéret en vue des élections municipales de 2026. Faut-il rallumer l'éclairage public la nuit ? Installer plus de caméras de surveillance ? Renforcer la police municipale ? Ces sujets ont suscité de vifs débats lors d'une rencontre organisée par La Montagne, rassemblant les candidats. Voici un aperçu de leurs positions face à ces préoccupations récurrentes.
Rallumer l'éclairage public ?
L'éclairage public fait débat, surtout avec l'éteinte des lumières entre 2h et 6h du matin dans le centre-ville. Éric Rapinat (extrême droite) et Éric Correia (divers gauche) souhaitent un retour à un éclairage nocturne, le second proposant des solutions plus ciblées avec des éclairages à détection de mouvement. Philippe Micard et Thierry Delaître (divers droite) semblent plus modérés, envisageant une adaptation des horaires plutôt qu'un éclairage permanent.
La maire sortante, Marie-Françoise Fournier (sans étiquette), insiste sur l'absence de lien prouvé entre l'extinction de l'éclairage public et l'augmentation de la délinquance. Elle propose une réflexion sur le dispositif d'éclairage, tout en rappelant l'importance de préserver la biodiversité et la santé publique.
Les caméras de vidéo-protection, stop ou encore ?
Les caméras de surveillance sont un autre sujet brûlant. Éric Rapinat et Philippe Micard y sont favorables pour rassurer les citoyens. Thierry Delaître souhaite étendre les dispositifs existants. La municipalité a déjà installé des caméras autour de l'espace Fayolle et à l'étang de Courtille. Marie-Françoise Fournier a lancé une étude sur l'ajout de nouvelles caméras, reportée pour des raisons budgétaires.
Police municipale : combien et pour quoi faire ?
Le projet de police municipale, qui attend encore sa mise en œuvre, divise les candidats. Marie-Françoise Fournier envisage son développement et évoque le service de tranquillité publique ayant recensé près de 800 signalements. Éric Rapinat propose une mise en place dans les deux ans, sujet à financement.
Didier Hoeltgen chiffre à 600.000 euros le coût de cette police, et privilégie la prévention via un contrat local de lutte contre la délinquance. François-Louis Coulon, quant à lui, plaide pour davantage de ressources à la police nationale et une brigade de proximité. D'autres candidats abordent également les incivilités, notamment liées au stationnement.
Ces débats mettent en lumière des perspectives variées sur la sécurité à Guéret, un sujet déterminant pour l'avenir de la ville.







