Le football girondin est encore sous le choc de la tragédie survenue le 3 juin 2025, lorsque Ilann Vermis, un jeune joueur de 15 ans, a perdu la vie suite à un choc violent lors d'un match à Mérignac. Alors que son équipe, la Jeunesse Villenavaise, s'opposait au Stade Bordelais, Ilann a été gravement blessé au foie et a succombé après trois jours de coma.
La commission de discipline de la ligue de Nouvelle-Aquitaine a récemment tranché, qualifiant l'acte de “faute grossière” et “excès d’engagement manifeste”. Cela a entraîné une suspension d'un an pour le joueur impliqué, une décision rare dans le milieu du sport amateur. En effet, jamais un cas similaire n'avait été traité dans l'histoire du football français.
Le verdict a soulagé Virginie, la mère d'Ilann. “C’est une première victoire [...] des mots ont été posés, c’est le plus important pour nous, pour la suite”, a-t-elle déclaré. Elle ressent un soutien dans sa douleur, affirmant que son fils est décédé à cause des blessures engendrées par ce coup violent.
La famille Vermis exige une reconnaissance de la responsabilité
Sébastien Vermis porte un brassard en hommage à son fils. Il se bat, depuis des mois, pour faire valoir la responsabilité du joueur qui a percuté Ilann. “Ce n’est pas accidentel”, insiste-t-il, soulignant qu’attaquer un ballon avec les genoux en avant démontre une intention de blesser. Cette posture, dit-il, ne peut être considérée comme un simple accident.
Après une plainte classée sans suite par le parquet de Bordeaux, la décision de la commission de discipline pourrait offrir un nouvel espoir à la famille. Selon leur avocate, Maître Hirn, cette sanction pourrait permettre de déposer une nouvelle plainte, éventuellement ouvrant la voie à des poursuites pénales. Elle souligne que le joueur ne semble pas conscient de la gravité de son acte et qu'il vit cette suspension comme une injustice.
Une lourde sanction difficile à accepter pour le joueur
Le père de l’adolescent concerné témoigne également des conséquences de cette décision. Bien que son fils ait été “dévasté”, il est toujours dans l’incompréhension. “Il pense que tout le monde est contre lui. Dans sa tête, c’est toujours un accident”, explique son père, qui s’exprime pour protéger son enfant. Il insiste sur le fait que son fils n'a jamais été un joueur violent, n'ayant jamais reçu de carton rouge.
De leur côté, Maître Takoudju, l'avocat de la famille Vermis, souligne que, bien que la décision de la commission soit difficile, la famille souhaite procéder avec respect concernant la mémoire d'Ilann. Si un appel devait être envisagé, cela serait pour protéger les droits de tous les impliqués.
En mémoire de leur fils, la famille a fondé l'association “Un brassard pour Ilann”, visant à lutter contre la violence sur les terrains de sport et à préserver le souvenir d'Ilann.







