Le rassemblement de la droite à Guéret semble compromis. Thierry Delaître, unique candidat de droite qualifié pour le second tour des municipales, a tranché : il refuse de s’allier avec Philippe Micard et Eric Rapinat. Lors d'une récente déclaration, il a exprimé que malgré des points d’accord sur des sujets comme le développement économique, il préfère maintenir son équipe intacte, déclarant : “Nous ne voulions pas compromettre nos compétences dans une négociation menée en 48 heures.”
Delaître aspire à rassembler les électeurs des listes qu'il a écartées, soulignant que “la victoire ne doit pas reposer sur une seule liste, mais sur l'alternance à droite.” Cependant, cette volonté d’unité n’est pas partagée par ses anciens rivaux.
Des dissensions au sein de la droite
Philippe Micard, candidat divers droite, a exprimé sa déception face à ce choix. “Nous avions la possibilité de proposer une vraie alternative à Guéret, mais Delaître a décidé en solitaire”, a-t-il regretté. Micard incite ses partisans à voter, mais sans donner de consignes spécifiques, même s'il juge improbable de voter pour Marie-Françoise Fournier, qu’il considère responsable d’un “déclassement économique”.
De son côté, Eric Rapinat, désigné comme représentant de l’extrême droite, n’a pas mâché ses mots. “Zorro part seul à la conquête de Guéret,” a-t-il lancé, tout en avouant ne pas compter soutenir Delaître : “Je voterai blanc.” Cette situation soulève des questions sur la capacité de Delaître à fédérer au-delà de son cercle immédiat, ce qui pourrait bien lui coûter cher lors des urnes du 22 mars.
Alors que la campagne se rapproche de son terme, l'absence d'union à droite pourrait transformer ce second tour en un enjeu décisif pour l’avenir politique de Guéret.







