Dans la nuit du 6 février 2026, les autorités ont ordonné la fermeture de deux bars de l'agglomération de Montargis lors d'un contrôle surprise. « La Nuit Parisienne » à Pannes et « Le Platinium » à Amilly ont été concernés, tandis qu'un troisième établissement a obtenu un délai pour se conformer aux normes de sécurité.
Des inspections qui font débat
La musique a été brusquement interrompue, laissant les clients dans l'incertitude. Ces actions ont été entreprises par les services de la préfecture du Loiret, qui, selon Manon Pontoni, directrice de cabinet de la préfète, vise à garantir une sortie sécurisée pour tous. « La perception du danger est souvent altérée par le volume sonore et l'obscurité », a-t-elle souligné, justifiant ainsi ces interventions.
Les contrôles ont été effectués en vertu des directives du ministère de l'Intérieur, portant un œil attentif sur les bars d'ambiance et ceux ayant des activités dansantes. L'objectif est de s'assurer que les recommandations précédentes ont été suivies et que les établissements n'ont pas repris de mauvaises habitudes.
Le sous-préfet de Montargis, Narendra Justien, a dirigé une commission comprenant des pompiers, des forces de l'ordre et un agent municipal pour examiner les documents de sécurité comme le registre de sécurité et les vérifications périodiques. Une inspection des lieux a suivi.
Il a été constaté que dans le premier bar, il n’y avait pas de système d’alarme incendie; dans le second, celui-ci était hors service, et dans le dernier, il était fonctionnel. Suite à l'analyse, la commission a décidé de fermer immédiatement les deux premiers établissements.
Réactions et perspectives
Pour « La Nuit Parisienne », une fermeture immédiate a été décidée. En ce qui concerne « Le Platinium », une fermeture temporaire a été mise en place, avec un reclassement en catégorie ERP4. Le Majestic a, quant à lui, bénéficié d'un délai de deux mois pour se mettre en conformité.
« La commission propose des mesures, mais la décision finale revient au maire », a précisé Justien. Un gérant de bar, qui a souhaité garder l'anonymat, a exprimé ses préoccupations face à ces contrôles. « Bien que la sécurité soit primordiale, la manière dont cela se passe devant les clients pourrait nuire à notre image », a-t-il confié.
Il est à noter qu’un autre contrôle similaire avait eu lieu le 13 décembre 2025, touchant neuf établissements de l’agglomération orléanaise, mais seuls un avait reçu un avis défavorable. « La responsabilité d'un gérant d’établissement public est lourde, tant civile que pénale », a rappelé la préfecture. D'autres contrôles surprise sont désormais planifiés dans le Loiret, témoignant d'une vigilance accrue sur la sécurité des lieux de vie nocturne.







