L'ancien président de la République, François Hollande, s'est exprimé sur la mort tragique de Quentin Deranque, un militant nationaliste lynché à Lyon la semaine dernière. Sur les ondes de BFMTV/RMC, il a décrit la France Insoumise (LFI) comme ayant une part de responsabilité dans cet événement douloureux et a exclu toute possibilité d'alliance entre le PS et LFI lors des prochaines élections municipales.
François Hollande a déclaré que LFI a une « double responsabilité » dans cette affaire. D'après lui, la première réside dans le discours violent alimenté depuis plusieurs mois par le parti. Il a noté une « brutalité » croissante dans le ton politique, exacerbée par des déclarations souvent blessantes. La seconde responsabilité, selon lui, concerne l'association de LFI avec des groupes comme La Jeune Garde, un mouvement antifasciste récemment dissous et dont certains membres sont suspectés d'être impliqués dans la mort de Quentin.
Hollande a affirmé que cette alliance avec un groupe prônant le combat physique ne peut pas être acceptée, surtout pour un parti qui se veut républicain. Il a déclaré : « La relation est terminée, surtout à l’approche des élections municipales où aucune alliance ne sera possible entre nous et LFI. »
Une responsabilité personnelle pour un collaborateur
Parmi les personnes interpellées dans le cadre de l'enquête, figure Jacques-Elie Favrot, l'assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député LFI et fondateur de La Jeune Garde. Favrot a nié toute implication, mais Hollande a insisté sur la nécessité pour Arnault de prendre des mesures fermes si des liens avec des actes violents sont prouvés.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé à une exclusion temporaire d'Arnault du groupe LFI, mais Hollande a maintenu que cela relevait de la décision des dirigeants du parti. « Il est essentiel que les responsables politiques prennent la mesure de leurs collaborateurs et des conséquences d'une telle implication dans des actes aussi graves », a-t-il souligné.
Sur une note plus large, il a appelé à un apaisement du discours politique. « La démocratie doit être préservée et fonctionnelle, même face aux différences d'opinion », a-t-il conclu. Les tensions actuelles dans le paysage politique, exacerbées par cette tragédie, soulignent l'impératif de rétablir un dialogue respectueux et civil.







