« Quand j'ai découvert cette image, j'étais horrifié à l'idée que mes amis et ma famille puissent la voir et s'inquiéter. » C'est ainsi que Dylan Guichaoua, délégué des jeunes du Rassemblement National dans les Pyrénées-Atlantiques, exprime son désarroi face à une situation pour le moins inattendue. En effet, son visage apparaît sur de nombreuses hommages à Quentin Deranque, un jeune militant mort lors d'une rixe à Lyon le 12 février dernier.
« Maintenant certains m'accusent d'être l'assassin de ce militant ! »
L'image semble avoir été modifiée par intelligence artificielle, utilisant une ancienne photo de Guichaoua, diffusée pour la première fois sur des comptes d'extrême droite deux jours après l'incident. Cette image a rapidement été détournée pour devenir emblématique lors des rassemblements en hommage à Deranque.
« C'est une photo de moi datant de 2024, prise pendant les élections européennes. Maintenant, je me retrouve accusé selon des rumeurs de meurtre. C'est incompréhensible ! » explique Dylan, qui est aussi engagé dans les municipales à Pau avec Margaux Taillefer.
Pour que sa mémoire ne soit pas effacée, Justice pour Quentin.
En plein marché à Pau, Dylan constate déjà les répercussions de cette confusion. « J'ai été interpellé par des personnes me demandant si j'étais responsable de la mort de Quentin », souligne-t-il, perplexe.

« Éviter la récupération politique »
« Cette situation éveille des doutes et des inquiétudes parmi mes proches et nos électeurs », poursuit le jeune militant, qui a formellement déposé plainte. « Si nous n'étions pas en campagne, peut-être que j'aurais laissé passer cela. Mais nous partageons cet engagement patriotique avec Quentin, et nous voulons éviter toute récupération politique ou escalade de violence. »
À travers son avocat, Guichaoua s'engage également à demander aux plateformes sociales de clarifier la situation à travers des publications officielles.







