Les pourparlers indirects entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent à Genève, marquant une étape significative dans les relations tendues entre les deux nations. Lors d'une rencontre le 17 février, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que Téhéran et Washington avaient identifié "un ensemble de principes directeurs" susceptibles de déboucher sur un accord cher aux diplomates des deux parties.
Cette deuxième session de négociations, qui a eu lieu dans un contexte particulièrement chargé, pourrait permettre un rapprochement entre deux adversaires historiques. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, avait néanmoins tenu des propos provocateurs, avertissant que l'USS Abraham Lincoln, un porte-avions américain stationné dans le Golfe, pourrait subir un sort déplorable, affirmant : "Une arme dangereuse peut être coulée par une autre arme encore plus redoutable."
Dans un rapport diffusé par la télévision d'État iranienne, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié cette session de pourparlers de "plus constructive" que celle qui s'était tenue le 6 février à Oman, où le Sultanat joue un rôle de médiateur. Les participants sont parvenus à des progrès dans l'élaboration de propositions de textes, bien qu'aucune date pour une prochaine rencontre n'ait encore été fixée.
Alors que les négociations avancent, Washington est resté silencieux sur le contenu des discussions. Cependant, la possibilité d'un accord semble se dessiner. L'expert en relations internationales, François Heisbourg, a souligné que "la diplomatie reste le seul moyen de dénouer les tensions entre les deux pays", suggérant que chaque avancée devrait être considérée comme une lueur d'espoir pour une région en quête de stabilité.
Malgré les discours belliqueux, les deux pays semblent désireux d'explorer des chemins diplomatiques, une lueur d'espoir dans un paysage géopolitique tumultueux.







