Ce 11 février, la Cour de cassation a rendu une décision qui met un terme définitif à l'affaire de la noyade survenue à Ouvrouer-les-Champs en mai 2016. La cour a déclaré non admissible le pourvoi interjeté par Patrick, le pêcheur impliqué, ce qui concrétise près de dix années d'attente pour les proches de la victime.
Le drame s'est déroulé lors d'une sortie de pêche avec des amis. Ce jour-là, trois hommes s'étaient retrouvés sur la Loire, mais l'une des embarcations a chaviré, entraînant la disparition de l'un d'eux. Après une recherche intense, son corps a été retrouvé trois jours plus tard, accentuant le choc au sein de la communauté.
Patrick, accusé de non-assistance à personne en danger, a été reconnu coupable l'année dernière. Il est reproché d'avoir tardé trois heures avant de prévenir les secours, après avoir regagné la berge avec son fils. Il avait alors affirmé qu'il pensait que son ami serait récupéré par d'autres usagers de la Loire."La panique m’a saisi", avait-il déclaré lors de son procès, selon France Bleu.
Au départ, le parquet d'Orléans avait demandé l'acquittement de Patrick, mais le tribunal en a décidé autrement, prononçant une peine de trois mois et demi de prison avec sursis, accompagnée de 8 000 euros de dommages-intérêts. Avec la décision de la Cour de cassation, cette condamnation devient désormais définitive.
Encore aujourd'hui, les débats autour de cette affaire font résonner le poids de la responsabilité en situation d'urgence. Divers experts en psychologie interrogés par France Info soulignent que le stress et la peur peuvent s'avérer paralysants pour les témoins d'accidents, rappelant l'importance d'une formation adéquate à la gestion des situations de crise.







