Des négociateurs russes, ukrainiens et américains se rassemblent mardi à Genève pour une session de pourparlers, cherchant à mettre un terme à plusieurs années de combats en Ukraine. Ces discussions surviennent après des rencontres jugées infructueuses aux Émirats Arabes Unis.
Les participants s'appuient sur un plan américain dévoilé il y a quelques mois. La question centrale concerne d'éventuelles concessions territoriales de la part de Kiev, en échange de garanties de sécurité occidentales. L’issue des négociations dépendra notamment du sort du Donbass, où Moscou exige un retrait des forces ukrainiennes, un point sur lequel Kiev reste ferme.
Donald Trump, qui a suscité ces pourparlers, fait pression pour un dénouement rapide du conflit lancé par l'invasion russe en février 2022. Le président américain a récemment encouragé l'Ukraine à venir à la table des négociations, affirmant que Moscou est disposé à trouver une solution.
Pour sa part, Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, a souligné la complexité des questions en jeu, affirmant qu'aucune prévision sur les discussions de Genève n'était possible. La Russie aspire à un accord solide régissant les préoccupations qui ont initialement provoqué le conflit, telles que l'aspiration de l'Ukraine à rejoindre l'OTAN.
Face à ces enjeux, Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a mis en doute la sincérité des intentions du Kremlin en matière de négociations. Il a dénoncé les bombardements russes sur les infrastructures énergétiques de l'Ukraine pendant l'hiver, indiquant que tant que cette escalade se poursuivra, un vrai dialogue serait difficile. Réclamant des garanties claires pour son pays, il affirme que seules des mesures concrètes permettront de mettre fin à la guerre.
Malgré des avancées stratégiques récentes sur le champ de bataille, où l'armée ukrainienne a réussi à reprendre du terrain, Zelensky a exprimé des réserves concernant l'implication des Américains, se plaignant d'une répétition de demandes de concessions de la part de Kiev.
La délégation russe à Genève sera dirigée par Vladimir Medinski, un aspect qui promet d'élargir la portée des discussions, jusqu’alors centrées sur des questions militaires. Les États-Unis continueront d'être représentés par des acteurs clés, dont Jared Kushner.
Ce sommet à Genève soulève des attentes, mais aussi des craintes quant à la résolution durable du conflit. Comme l'a souligné Zelensky, l'exclusion des alliés européens des discussions pourrait être une grave erreur tactique. Les négociations d'hier à Genève détermineront non seulement l'avenir de l'Ukraine, mais également les équilibres géopolitiques régionaux.







