À la suite de la tragédie entourant la mort de Quentin Deranque, Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, affiche son désaccord total avec Gabriel Attal. Ce dernier a récemment proposé de faire barrage au Rassemblement National (RN) en votant pour La France insoumise (LFI) lors des prochaines législatives de 2024. En revanche, Darmanin ne cautionne pas cette démarche, déclarant : « Je n'ai jamais voté LFI et je ne voterai jamais LFI. »
« Si une preuve était nécessaire, nous l'avons eue », a affirmé Darmanin au sujet de l'atmosphère violente qui aurait mené à la mort de Quentin, un militant identitaire agressé à Lyon. Le ministre a pointé du doigt LFI, dénonçant son rôle dans la polarisation du débat public. « Manifestement, l’extrême gauche a tué… Ce n’est pas la police qui tue en France, mais les comportements d’ultragauche, » a-t-il déclaré sur CNews.
Une erreur politique ?
Cette divergence d'opinion entre Darmanin et Attal souligne des fractures au sein de la majorité présidentielle. Alors qu'Attal considère que voter pour LFI pourrait être un mal nécessaire pour éviter une avancée du RN, Darmanin s'opposera fermement à cette idée, rejettant toute forme de compromis avec un parti qu'il juge responsable d'un climat de violence.
Darmanin a également mis en avant la nécessité d'améliorer la surveillance des groupes séparatistes, suggérant que le gouvernement a été trop concentré sur la menace islamiste. Il a promis que des « moyens supplémentaires » seraient affectés à la détection des mouvements d'ultragauche, témoignant ainsi de sa préoccupation face à l'escalade de la violence.
En matière de sécurité publique, les propos de Darmanin sont soutenus par divers experts en sécurité qui estiment que le suivi des groupes d'ultragauche est crucial dans le contexte actuel, où la violence politique semble en hausse. « Une vigilance accrue et des ressources mieux allouées sont essentielles pour prévenir de telles tragédies, » souligne un analyste de la sécurité.







