À Saint-Palais-sur-Mer, la scène politique se prépare à une véritable bataille. La station balnéaire, prisée pour son ambiance familiale, compte sur ses 3 889 habitants pour élire un nouveau maire après le départ de Claude Baudin. Ce dernier, maire Les Républicains, a choisi de ne pas se représenter pour un quatrième mandat, laissant la place à de nouvelles ambitions.
La violence politique des dernières années est encore palpable, bien que le climat semble plus serein cette fois. "Claude Baudin a laissé un héritage complexe", explique un analyste local de Sud Ouest. "Son choix de ne pas désigner de successeur a ouvert la porte à plusieurs candidatures, augmentant la compétition qui, déjà, ne manquait pas dans cette région." Avec 68,3 % de résidences secondaires, cette station voit, certes, une population fluctuante, mais le désir de stabilité politique reste fort.
Lors d'un conseil municipal éclairé par la division, huit conseillers de la majorité ont démissionné, mettant en lumière les désaccords autour de projets comme l'achat de l'ancien couvent de Bétanie, jugé source de discorde par de nombreux élus.
Les candidats s’affrontent
Pour les élections municipales qui se tiendront en septembre 2024, quatre listes sont déjà annoncées, incluant des figures surprenantes. Fabienne Labarriére, ancienne adjointe accusée de trahison par son ancien mentor Claude Baudin, est en tête de l'une d'elles, prête à remporter le soutien d'électeurs déçus. "Mon désaccord avec les choix effectués pour Béthanie m'a conduit ici, et je pense avoir la légitimité nécessaire pour enchainer sur ce parcours", a-t-elle affirmé dans une récente déclaration.
De son côté, Pierre Bernardaud, choisi par la majorité sortante, s’est démarqué par un discours de loyauté envers Claude Baudin, affichant toutefois le désir de tourner la page et de conquérir le vote populaire. Jean Prou, également conseiller départemental, a vite compris que ses ambitions étaient menacées et rejoint la campagne pour se placer dans la course, incarnant ainsi une opposition à Baudin qui pourrait jouer un rôle cache dans les résultats finaux.
De l'autre côté, Didier Heckel, ancien officier de gendarmerie, emboîte le pas en représentant une liste Rassemblement National, ajoutant une dimension inattendue à cette élection, où il rêve de la victoire.
Un duel prévisible ?
Avec une séparation claire des lignes, chacun des candidats prétend à sa victoire. Dans des élections récentes, Labarriére avait déjà atteint 48,13 % des voix, perdant de peu face à Baudin. La tension entre les groupes promet de pimenter encore d'avantage les débats et les résultats. La dynamique de la campagne s'annonce encore plus compétitive que prévu, avec des enjeux et des alliances qui risquent de changer d'un jour à l'autre.







