Les États-Unis et l’Iran se retrouvent cette semaine à Genève pour poursuivre les discussions concernant le programme nucléaire iranien, avec Oman comme médiateur. Ces discussions font suite à une première rencontre à Mascate le 6 février, dans un climat marqué par des tensions militaires croissantes.
Téhéran a annoncé une évolution potentielle dans la position américaine. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré que la position des États-Unis semblait plus pragmatique, selon l’agence Irna. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a exprimé la volonté de son pays de mener une "diplomatie axée sur les résultats".
Trump met en garde Téhéran
Malgré ces avancées apparentes, la pression de Washington reste forte. Dans une déclaration récente, Donald Trump a averti Téhéran des conséquences possibles de l'échec des discussions, affirmant qu'il ne pense pas que l'Iran souhaite faire face aux répercussions d'un accord non conclu. Cette position a été corroborée par le secrétaire d'État Marco Rubio, qui a mentionné que les émissaires américains sont en route pour participer aux discussions.
Parallèlement à ces négociations, les deux pays montrent leur force militaire. Les Gardiens de la Révolution ont récemment organisé des exercices dans le détroit d’Ormuz, mettant en scène divers équipements militaires. Les États-Unis, de leur côté, maintiennent un porte-avions à proximité des côtes iraniennes et préparent le déploiement d’un second bâtiment de guerre dans la région.
Des discussions sous tension
Malgré les discussions, de nombreux désaccords subsistent entre les parties. L’Iran souhaite que les discussions soient exclusivement axées sur son programme nucléaire, tandis que Washington demande des restrictions supplémentaires sur les missiles balistiques et le soutien d'autres groupes armés. Araghchi, présent à Genève, a déclaré être là avec des idées constructives pour arriver à un accord, mais a averti qu'un compromis n'implique pas une soumission face aux pressions.
Même si Téhéran est ouvert à discuter de son stock d’uranium hautement enrichi, estimé à plus de 400 kilogrammes, cela dépendra de la levée des sanctions américaines. Les discussions à Genève sont donc cruciales pour matérialiser un accord potentiel et éviter une escalade des tensions entre les deux pays.







