Les négociations entre les États-Unis et l'Iran reprennent mardi à Genève, sous les auspices du sultanat d'Oman, pour un second cycle de discussions concernant le programme nucléaire iranien. Après avoir exprimé des menaces d'intervention militaire, le président américain Donald Trump a déclaré qu'il participerait de manière "indirecte" à ces pourparlers.
Ce second round de discussions, prévu pour le 17 février, a pour but de réduire les risques d'une intervention militaire, comme l’a rapporté France 24. Les deux pays, longtemps adversaires, avaient auparavant renoué le dialogue le 6 février à Mascate, capitale d'Oman, après une période de tensions croissantes.
Lors d'une déclaration préalable, Esmaeil Baqaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a noté que "la position américaine semble être devenue plus réaliste” par rapport à la question nucléaire.
Trump, tout en mettant la pression sur Téhéran, a averti que les conséquences de l'échec des négociations pourraient être lourdes. "Ils cherchent à conclure un accord, mais je doute qu’ils souhaitent faire face aux conséquences de leur échec", a-t-il affirmé.
Manœuvres militaires et tensions persistantes
En parallèle, les Gardiens de la Révolution iraniens ont lancé des exercices militaires dans le détroit d'Ormuz, démontrant ainsi leurs capacités militaires. Ces manœuvres, visant à répondre à des menaces sécuritaires, montrent que Téhéran reste attentif aux évolutions militaires des États-Unis, qui maintiennent leur pression avec la présence d'un porte-avions à proximité.
Pour leur part, les États-Unis attendent un véritable engagement de la part de l'Iran. Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, a insisté sur la nécessité de discussions qui vont au-delà du nucléaire pour inclure des sujets tels que les missiles balistiques et le soutien à des groupes armés dans la région.
Une diplomatie sous tension
La situation est d'autant plus complexe que Téhéran affirme respecter son droit à un programme nucléaire civil, en dépit des accusations occidentales. Les experts s’inquiètent de l'éventuelle ambition de l'Iran de développer une capacité nucléaire militaire. L'avis des analystes est partagé; certains estiment que la diplomatie est la meilleure voie, tandis que d'autres préfèrent des solutions militaires.
À Genève, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a exprimé une volonté de parvenir à un accord juste, en éliminant les menaces de soumission face à la pression extérieure. Ces pourparlers pourraient bien être l'occasion pour les deux nations de trouver un juste milieu, surtout si Washington accepte de lever certaines sanctions qui affectent l’économie iranienne.
Avec AFP







