Anne-Claire Legendre est une figure emblématique de la diplomatie française, récemment nommée à la tête de l'Institut du monde arabe (IMA), une première depuis sa création. Elle succède à Jack Lang, dont le départ a été marqué par des controverses. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a affirmé : "Madame Legendre possède les compétences et la vision nécessaires pour cette position éminente."
Originaire de Bretagne, Anne-Claire Legendre a été formée à Sciences Po Paris et s'est spécialisée dans le monde arabe. Elle a évoqué ses débuts en tant que jeune étudiante apprenant l'arabe au Caire. "Défendre les liens entre la France et le monde arabe est un grand bonheur", a-t-elle déclaré. Son parcours l'a menée à des postes cruciaux, dont consule générale à New York, où ses compétences diplomatiques ont été particulièrement mises en avant dans les dossiers délicats du Moyen-Orient.
Forte d'une carrière au Quai d'Orsay, elle a également œuvré pour la reconnaissance de l'État de Palestine, une initiative applaudie par certains experts en relations internationales. "Elle est une interlocutrice respectée et une négociatrice habile", a ajouté un ambassadeur. Bien que certains aient noté une froideur apparente, ses compétences en font une candidate de choix pour l'IMA.
"C'est une femme d'exception", a affirmé un ambassadeur au Conseil d'administration, illustrant l'unanimité autour de sa nomination. Sa mission consistera à restaurer la confiance au sein de l'institution, après une période tumultueuse. "J'ai une mission de transparence", a-t-elle déclaré en prenant ses fonctions. Le chemin parcouru par Anne-Claire Legendre promet de renforcer les relations entre la France et le monde arabe dans un contexte géopolitique complexe.







