Ce mercredi 18 février 2026, l’inondation volontaire des voies sur berges à Angers, dans le Maine-et-Loire, a enfin eu lieu. Reportée d'une journée à cause d'un niveau trop bas de la Maine, cette opération vise à protéger un ouvrage d’art des pressions exercées par le cours d'eau. Chaque jour, cet axe vital est emprunté par 60 000 automobilistes.
Une mesure préventive essentielleLe dispositif a démarré à 10h30 avec l’ouverture de deux vannes, permettant à l’eau de se répandre dans les trémies. « L’équivalent de deux piscines et demie a été libéré », indiquent les autorités locales. Cependant, la quantité d’eau pourrait évoluer si le niveau de la Maine continue de monter, ce qui nécessiterait d'ajouter davantage d'eau.
La dernière inondation simultanée des deux trémies remonte à 1995. Cette opération, coordonnée par le Département, pourrait se prolonger plusieurs jours. En cas de débordement de la Maine, il est envisageable d'inonder intégralement les trémies pour renforcer la sécurité du tronçon.
Impact sur la circulationL’objectif principal est de minimiser l'impact sur la circulation. Les autorités sont conscientes des désagréments que cela peut causer aux usagers. Une fois la décision prise de réactiver les pompes pour évacuer l'eau, le retour à la normale pourrait prendre entre un et trois jours, en tenant compte du nettoyage nécessaire et du rétablissement des dispositifs de sécurité.
Des experts s’exprimentSelon des spécialistes en gestion des eaux, comme ceux de l’Institut Français de l'Eau, cette démarche préventive est salutaire dans un contexte de changements climatiques et d'intensification des phénomènes météorologiques extrêmes. "La protection des infrastructures urbaines doit passer par des solutions innovantes et adaptées, comme l'inondation contrôlée", souligne un expert de cette institution.
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