L'essentiel
- Le phare de Cordouan, classé à l’Unesco en juillet 2021, est géré par quatre gardiens, assurant visites et entretien.
- Une possible réduction des coûts pourrait menacer le gardiennage, bien que l’État nie toute décision à ce stade.
- Jean-Marie Calbet, président de l’association des phares de Cordouan et Grave, défend le rôle crucial des gardiens pour la protection de l’édifice.
Construit il y a plus de quatre siècles à l’embouchure de la Gironde, le phare de Cordouan, également surnommé « le Versailles des mers », attire entre 20.000 à 25.000 visiteurs chaque année de mai à septembre. Ses quatre gardiens en assurent la gestion et l'entretien durant cette période, devenant de véritables sentinelles de ce monument historique.
Toutefois, alors que les subventions publiques connaissent une baisse alarmante, plusieurs options pourraient être envisagées pour alléger les dépenses liées à l'entretien du phare. Selon une lettre du sous-préfet de Lesparre, des mesures, dont la suppression du gardiennage en hiver, seraient à l’étude. Jean-Marie Calbet a exprimé son inquiétude face à cette éventualité, soulignant le rôle crucial des gardiens pour dissuader les intrus et entretenir cet édifice précieux.
Des choix budgétaires contestés
Bien que l'État ait confirmé qu'aucune décision n'a encore été prise concernant la suppression du gardiennage, les difficultés financières persistent. Le Smiddest, chargé de la gestion du phare, a reconnu que les collectivités locales ne peuvent plus soutenir le coût de gestion comme par le passé, avec une aide de 100.000 euros accordée en 2025. Cependant, il insiste sur la nécessité d'un gardiennage continu.
Les gardiens, un rôle irremplaçable
Jean-Marie Calbet rappelle que l’association a été fondée dans les années 1980 pour protéger le rôle des gardiens, alors menacés de suppression. Récemment, une tentative de cambriolage a été déjouée grâce à leur vigilance, une preuve de l’importance de leur présence constante. "Le phare est accessible, et deux gardiens en hiver, cela représente un coût dérisoire par rapport aux investissements réalisés pour sa préservation", souligne-t-il.
Face aux enjeux financiers, il appelle à diversifier les sources de revenus, notamment en sollicitant les transporteurs dont les tarifs ont doublé en dix ans. "Suppressions de postes ne mèneront pas à des économies, mais risquent de coûter plus cher à long terme", conclut-il.







