Les prix du pétrole ont terminé en hausse ce mercredi 11 mars 2026, malgré une annonce marquante concernant un déblocage de 400 millions de barils par les membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce mouvement, qualifié de "sans précédent" par l'institution, n’a pas suffi à apaiser les craintes liées à la guerre au Moyen-Orient, comme l'indique un reportage d'Ouest-France.
Avec une progression de 4,76 % à 91,98 dollars pour le baril de Brent et 4,55 % à 87,25 dollars pour le WTI, les cours ont réagi à un contexte de turbulences géopolitiques persistantes. Les membres de l’AIE, dont la France, ont voté "à l’unanimité" une mesure qui est, selon eux, cruciale face à la crise en cours.
Cependant, comme l’a signalé l’analyste Robert Yawger de Mizuho USA, de nombreux éléments restent flous. "Nous manquons d’informations sur le moment où cette mesure entrera en vigueur et sur la qualité du pétrole libéré. De plus, il n’y a pas de détails sur la quantité réinjectée chaque jour", a-t-il confié à AFP. Des annonces précoces par des pays comme le Japon et l'Allemagne avaient déjà fait diminuer l'impact de cette décision de l’AIE, ne provoquant qu’une faible et temporaire chute des cours.
"La réaction future des acteurs du marché dépendra du rythme de mise en circulation de ces barils", note Yawger, affirmant que ce flou incite à la prudence chez les investisseurs.
La tension sur le marché a été exacerbée par des déclarations contradictoires de la Maison-Blanche concernant la protection des navires dans le détroit d’Ormuz. Cette incertitude a incité de nombreux opérateurs à adopter une position d’attente. Comme le souligne Tamas Varga, analyste chez PVM Energy, "Tant que le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert, les producteurs du Golfe pourraient choisir de réduire leur production pour éviter d'inonder le marché de pétrole".
Au cœur de ces préoccupations, les Gardiens de la Révolution iraniens se sont déclarés prêts à continuer un conflit prolongé, déclarant que les navires associés aux intérêts occidentaux seraient considérés comme des cibles légitimes.







