La chlorose ferrique, problématique courante des plantes, se manifeste par une décoloration et un jaunissement des feuilles, généralement causés par un manque de fer. Il est crucial de confirmer qu’il s’agit bien de chlorose avant d’opter pour un traitement biologique approprié.
Qu'est-ce que la chlorose ferrique ?
Les feuilles atteintes perdent leur teinte verte pour adopter une coloration jaunâtre, tout en conservant des nervures vertes. En cas de carence sévère, elles risquent de se nécroser. Le fer, essentiel avec d'autres éléments tels que le magnésium et le zinc, est nécessaire à la synthèse de la chlorophylle. Si ces nutriments font défaut dans le sol, cela réduit la concentration en chlorophylle et altère la couleur verte des feuilles. De plus, la photosynthèse peut être entravée par un sol calcaire, qui inhibe l’absorption du fer.
Cependant, plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition de la chlorose : un sol trop humide ou trop sec, un manque d’ensoleillement, la pollution causée par des herbicides, ou un pH inadapté aux plantes, qui limite l’assimilation du fer. Une analyse du sol peut offrir des indications précieuses, car tous les sols calcaires ne provoquent pas nécessairement la chlorose.
Les plantes souvent affectées par ce mal sont principalement les vignes, pêchers, rosiers, hydrangeas, camélias, azalées et rhododendrons, surtout dans les zones calcaires.
Lutter contre la chlorose ferrique avec des traitements biologiques
Le traitement de la chlorose dépend des causes identifiées. Si les plantes ne tolèrent pas les sols calcaires, l’ajout de terreau de feuilles peut aider à abaisser le pH, mais cette solution est temporaire. Lorsque les racines pénètrent plus profondément, elles peuvent à nouveau se confronter aux carences.
Pour traiter les carences nutritionnelles, notamment en fer, le sulfate de fer n’est pas recommandé, car il n'est pas assimilable par les plantes. À la place, l'utilisation de chélates de fer, comme le fer-EDTA, est plus efficace. Ces chélates sont des molécules qui capturent le fer, rendant cet élément disponible pour l’absorption par les plantes.
De plus, des traitements biologiques tels que le purin d’ortie, qui est riche en azote, potassium et fer, peuvent s’avérer utiles. Pour l’appliquer, diluez-le à 10 % et arrosez les plantes touchées. Le purin de prêle, à 20 % de dilution, est également un excellent stimulant pour contrer la chlorose. Une pulvérisation de ces deux purins mélangés est également conseillée.
Enfin, lors de l’acquisition de vos fruitiers et rosiers, il est sage d’opter pour des porte-greffes adaptés aux sols calcaires afin de prévenir ce problème.







