Adopter une alimentation riche en fruits et légumes n'est pas seulement bénéfique pour la santé physique : cela joue également un rôle significatif dans la gestion du stress. Selon une étude récente, les femmes ayant une consommation accrue de légumes voient leur niveau de stress diminuer de manière significative.
Les résultats d'une étude révélatrice
Les chercheurs de l'Université de Sydney, à l'origine de cette étude, ont analysé des données provenant de 60 000 Australiens âgés de plus de 45 ans. Ces données ont été collectées dans le cadre de l'étude 45 et Up de l'Institut Sax, portant sur la relation entre la consommation de fruits et légumes et le stress psychologique, mesuré en 2006-2008 et de nouveau en 2010.
Le stress psychologique a été quantifié à l'aide de l'Échelle de détresse psychologique de Kessler, un questionnaire en 10 points évaluant l'anxiété et la dépression. La fréquence de la consommation de fruits et légumes a été également examinée par un questionnaire.
Un impact plus prononcé chez les femmes
D'après les résultats, ceux qui consommaient des légumes 3 à 4 fois par jour affichent un risque de stress réduit de 12 % par rapport à ceux qui en consomment 0 à 1 fois par jour. Plus particulièrement, les femmes qui s'alimentent de cette manière voient leur risque de stress diminuer de 18 % par rapport à celles mangeant une seule portion quotidienne.
Les données ont également montré que consommer entre 5 et 7 portions de fruits et légumes par jour est lié à une réduction du stress de 14 % comparé à une ingestion 0 à 4 portions par jour. Cette ingestion accrue s'est traduite par un risque de stress 23 % moins élevé chez les femmes versus celles qui n'en prenaient qu'une portion.
Le Dr Melody Ding de l'École de santé publique de l'Université de Sydney souligne que « cette étude démontre que la consommation quotidienne de fruits et légumes est corrélée à des niveaux de stress psychologique moins élevés ». Elle insiste également sur le fait que l'apport végétal a un effet protectionnel accru chez les femmes, suggérant un besoin d'augmenter leur consommation de fruits et légumes.







