Après une semaine de débats tumultueux, le Sénat a adopté un vote qui bouleverse le paysage des retraites en France. L'âge légal de départ a été décidé à 64 ans, une nouvelle qui a suscité de vives réactions.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le sein du Sénat a tranché avec un vote de 201 voix pour et 115 contre, parmi 345 votants. La Première ministre, Élisabeth Borne, a exprimé sa satisfaction sur Twitter, malgré une mobilisation populaire massive contre cette réforme la veille.
La nature controversée du vote
Ce vote est un moment clé pour le gouvernement, car le report de l'âge à 64 ans est au cœur des critiques émanant des syndicats et de l'opinion publique. Les organisations de travailleurs ont fait savoir leur souhait de rencontrer le président de la République, mais leur demande a été déclinée, comme l'a confirmé le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran.
Les étapes suivantes pour la réforme
Les autorités espèrent que le texte global sera adopté par le Sénat le 12 mars, avec une adoption finale prévue pour le 16. Cependant, une entente entre députés et sénateurs est nécessaire pour que le texte soit validé dans les mêmes termes des deux côtés. Cela passera par une commission mixte paritaire qui se réunira le 15 mars, composée de 7 sénateurs et 7 députés.
Réactions des partis et des syndicats
Le soutien des Républicains est crucial pour le gouvernement afin d'éviter le recours à l'article 49.3, qui permettrait l'adoption du texte sans vote. Cependant, des dissensions au sein de ce parti subsistent, certains députés, comme Aurélien Pradié, signalant leurs réserves sur une réforme jugée pénalisante pour les travailleurs.
Du côté des syndicats, Philippe Martinez, président de la CGT, a annoncé l'organisation de manifestations, la première prévue ce samedi 11 mars, suivie d'une autre le 15 mars, le jour de la réunion de la commission mixte.







