Les amateurs de Malabar peuvent désormais mâcher leurs chewing-gums sans craindre le dioxyde de titane. Carambar and Co a annoncé le retrait de cet additif controversé, connu pour ses nanoparticules, de leurs produits en vente. "Depuis fin 2017, nos chewing-gums ne contiennent plus de dioxyde de titane, même si cela n'apparaîtra sur les emballages qu'à la fin du premier semestre 2018", a précisé Thierry Gaillard, président de Carambar and Co, lors d'une entrevue avec l'AFP.
Cette décision s'inscrit dans une volonté de transparence et de santé publique. Elle fait écho à une campagne récente de l'association UFC-Que Choisir, qui a ciblé plusieurs entreprises alimentaires et cosmétiques pour leur opacité sur l'utilisation des nanoparticules, signalées par la mention E171. Bien que Carambar n'ait pas été cité dans cette liste, la marque cherche à améliorer sa réputation en misant sur la santé du consommateur et potentiellement sur une augmentation des ventes.
En outre, la société s'engage vers une approche éco-responsable, réfléchissant déjà à l'élimination des emballages plastiques de ses confiseries dans un avenir proche.
Des effets potentiellement préoccupants
Utilisé largement dans divers produits, le dioxyde de titane (TiO2) est prisé pour ses qualités absorbantes des rayons ultraviolets et comme colorant. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) rappelle que ce composant peut se présenter sous forme de nanoparticules, retrouvées dans une variété de biens du quotidien, des bonbons aux dentifrices.
Cependant, des inquiétudes émergent quant à sa toxicité potentielle. Des études indiquent que l'exposition chronique au dioxyde de titane chez le rat pourrait entraîner des lésions colorectales précancéreuses. Bien que des doutes subsistent quant à ses effets sur l'homme, l'Anses a été saisie pour approfondir les recherches sur ce sujet préoccupant.







